Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

09 août 2007

Les chemins de la vie

mada_couleur_2_01Il y a des chemins qu'on ne veux pas prendre... mais on les prend quand même.

Allez savoir pourquoi,
pour qui
et pour être mangé à quelle sauce !


Ce petit cochon est vivant. Il sera égorgé quelques années après son départ de ce marché de Madagascar. Il a le temps de grandir et grossir (et pas dans porcerie hi-tech. ouf !)

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01 juillet 2007

L'encre azure

falaise_copieVaincre le monde... Il sait parfois que, pour cela, il faut qu’il écrive.

Petit bonhomme tout crayonné et tout gris, il se sent au fond d’une ville aux murs sales. Et, de toute part, se dressent des remparts.

Il faut bien lever la tête pour rêver.
" Lève la tête ! "
En haut, au début, c'est le néant.
Le petit homme écrit puis, sur la toile vide, le ciel arrive. Le ciel avance. Il est dur comme le fer et bleu bleu bleu... comme ce n’est pas permis.
Mais quoi lui interdire au ciel ? Au ciel tout est permis !

Alors le ciel casse des murs et il crée des horizons.

Le petit bonhomme a moins peur. Il se sent porté par l'encre azure loin des murs sales.

Il voit la mer. Il voit tout ce qu’il veut voir.

Je suis ce petit bonhomme. Et c'est moi qui raconte. Alors je n'en fais qu'à ma tête. Je me transforme en nuage pour disparaître. Allé ! Je deviens ce ciel de métal !

J'invente et, loin de la réalité, les univers apparaissent. Posez-vous et imaginez :

Un jardin et une femme sur une chaise élancée ; l’odeur du jasmin et du thé ; la lumière, qu’un feuillage épais fait danser.

Et tout peut disparaître pour laisser place a une gare, à de la brume, puis à des monts enneigés...

J'écris : cela me permet de fermer les yeux...et de dormir tranquille...
éh oui : pour me reposer il me faut un univers entier. Il faut au moins cela pour se sentir libre.

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31 mai 2007

A brûle pour poing

Ce matin, sorti de mon lit dans lequel se mélaient draps et pensées, je me suis levé avec quelques mots :

-- aventures et trésors ; --
...mes rêves...

-- civilités et sourires fins ; --
ne soit pas aigri Papi Yon : tu as le temps pour ça...
Les gens des bars sont beaux.

-- amitié cossue et tourbillonante à la fois. --
Laissons nos ressentis tintinabuler.
Préservons les de toute cadence autre que leur balancement.

Petits ruisseaux en grandes rivières. Papi Yon espère...


statue_poele_maison  Ma statue et ma poèle

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23 mai 2007

Cupidon

ange01
Qu'y a-t-il derrière cet ange et son arc ?

J'en viens a me demander si l'amour est une flèche décochée ou une main nerveuse qui vous attrape.

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22 mai 2007

Juste un nouveau père

enfant_plage_st_pierreIls m'ont sorti de ma torpeur. Du fond de mon lit, une méchante bronchite me chevauchait et me faisait descendre encore. Ils m'ont sorti de mes mauvais rêves pour un monde meilleur... dans leur soirée. Pourtant j'étais là. Pourtant ils étaient ailleurs, loin la bas derrière un océan,
un continent,
un désert
et une mer.
Loin...

Ils sont si loin maintenant. Les ponts sont coupés mais nous avons pris soin de blinder quelques fils de télégraphe. J'ai donc appris la nouvelle. J'n'y ai pas cru. Le message c'était : "je vais être papa."

Ouhaou. Si j'avais percuté, c'était l'hypercut.

Alors toi qui envoie des grosses charges avec de grosses intensités sur nos fils de communication blindés, dit toi que tu m'a raté : j'avais mis des gants. Heureusement !

"Je vais être papa." Mais, putain, tu te rends compte combien ça électrocute ces messages là ! Enfoiré ! Tu veux me tuer ?

Bref : je me suis rendormi. Et le lendemain un pompier, qui est sensé sauver les gens, m'a renvoyé, sur l'cul, parterre en me parlant du ventre rond d'une future maman.

Si si : tu vas être père. Bon : okay. Et voilà : je l'ai pris ma décharge. J'ai voulu lui échapper mais il n'y avait rien à faire.

Voilà c'est tout. Et le monde tourne toujours pareil.

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09 mai 2007

Blonde roulée

"Fumée d'une blonde fumée cherche vent joueur pour la faire danser..."

Ainsi passe par la fenêtre des pensées vagabondes et le fumeur répond. Les vapeurs grises qui n'écoutent rien se fondent. Tel est le décor.

" Corps trop bien roulé et pendue à mes lèvres.
Tu es nocive.

Tu m'enrobes et, de ta robe, des instants de silence glissent sur mon coeur ainsi que dans mes pensées. Ces instants sont vapeurs d'or, gitans de ta fumée.

Tu me feras mourir... (le fumeur pense sous le ciel constellé) d'un cancer... et je t'embrasse encore."

Le fumeur tire doucement et regarde se rallumer la cendre.fum_eWeb

"Il n'y a que toi, moi et ces instants féconds."

Le fumeur, aigri, se fait violent dans ses pensées. Il tire en faisant la grimace :

"Instants féconds ! Tu parles ! Je te méprise. Allez : brûle pour moi et nous nous consumerons."

Sa tête prise dans les cheveux de fumée,
Le fumeur sait.
Il sent la poitrine de la blonde contre son torse.

Sous la fumée, les bras de la blonde sont puissants. Il se sont resserrés il y a bien longtemps. Le fumeur est pris dans un étau
.

Il peut philosopher, parler à sa blonde, il n'en reste pas moins prisonnier

Océan Indien - vue du chemin des anglais

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28 avril 2007

Indélébile

bibeIndélébile est ce souvenir débile.
Indélébile est ce souvenir de moi.
Je suis la caricature de ce que je n'aime pas. Je me frotte à ma mémoire,  le matin, posté devant la glace, devant le miroir. Putain  de merde : t'es qui toi ? J'te préfère dans mes rêves. Je te préfère dans nos histoires qui ne sont pas d'ici, qui sont loin de tout ça. Indébile et ils sont tachés les actes manqués et ceux que je ne manque pas. Quand je parle de moi... oh non je ne peux pas. Quand je parle de moi... aaarh merde : non pas ça ! Quand je parle de moi... arrête ! j'enrage et ça se voit.

Canalisation des Orangers. Mafate. Une bibe

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23 avril 2007

L'envie d'exister

St Denis est faite de rues et de maisons.
Le soir, habit, bouteille : autre dimension.
St Denis est faite de maisons.
J'suis seul au volant. Radio, lampadaires, rues,
toujours les rues, toujours les maisons... obscession.
Je fume une cloppe. Le sombre galoppe. Le sombre que mes phares chassent.
St Denis est faite de maisons.
Et la voilà, celle que je cherche, avec son drôle de balcon.

Je me range, je m'arrête, je coupe le moteur et je cherche la bouteille.
Plus de bruit, silence, soupir, un chien errant qui traverse...
puis la portière que j'ouvre...
mais pour quelles raisons ?

Raison de vivre,
Vivre des soirées,
Ambiances feutrées,
Où règne l’envie, esoiree_stdenis_copiet l’envie d’exister.

St Denis - Colline des Camelias
Soirée
Flou de bougé réalisé à la prise de vue

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13 avril 2007

Tu parles trop

Ils partent dans tout les sens, pourtant c'est drôle : ce que tu dis, ces mots n'ont aucun sens. Ils partent et, dans cette ambiance de soirée, j'aime les écouter. Ici ils sont cadrés, calfeutrés entre les murs de notre bistrot.

Tu parles trop et les mots se mélangent à la fumée qui danse et aux vapeurs alcoolisées. Je t'écoute et tes paroles, ici, prennent feu. Mais sorti des bistrots, tu parles trop ou tu ne parles pas assez. Au final, sorti des bistrots, tu restes muet.

groupeMada




Madagascar
Les environs de Antananarivo
Travailleurs d'une coopérative agricole

Posté par Papi Yon à 23:40 - 02 - PENSEES - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 avril 2007

Religion du Papi Yon

croix_cimetiaire_stpaul_copie02Cimetière marin de St Paul dans lequel est enterré

le pirate Levasseur dit "La Buse"




Racontez moi Moîse et je ne capte que la brise légère de la marée d'une mer qui s'ouvre. Racontez moi Mahomet, et je ne perçoit que l'homme assis sur une pierre gardant le troupeau et ses bras ouverts. Face au berger, le desert et que danse le vent dans le turban. Racontez moi les religions, je ne garderais que les belles histoires et elles seront légions.
...
"Ne mélangeons pas la politique avec la foi" c'est de qui ?... hein... pas facile.
Un indice : Mon CD, c'est Julie qui l'a toujours alors que moi j'veux l'écouter. Menfin.

Posté par Papi Yon à 20:49 - 02 - PENSEES - Commentaires [0] - Permalien [#]



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