Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

30 mars 2007

Sa tête dans mes nuages

Tete_nuage02_copie2_web

Non ! C'n'est pas une barbe !
Avec sa peau nappée de chantilly,
Elle voulait faire son monsieur.
Mais moi j'ai tout fini.
Sur terre comme dans les cieux,
L'usage est bien établi :
La bouche, le nez, les yeux...
Laisser un gramme s'rait pure folie.

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29 mars 2007

Message d'amour

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***********************************
Spéciale délicace à ceux qui veulent que ça percute.
Nique sa race les mots.
Yes I !
***********************************

Signé Tête de B...

***********

Posté par Papi Yon à 18:46 - 03 - DELIRES - Commentaires [0] - Permalien [#]

Métaphores

Sa nuque fine ne se laisse deviner que si peu de temps, le temps d'un mouvement, le temps d'un soupir. Le bureau est de bois. C'est du cerisier. Assis face au secrétaire, face au mur tapissé, le jeune homme mordille un crayon. De longs cheveux dorés glissent sur ses joues brunes. Son visage lisse semble fatigué. Un pull de laine épouse en douceur son dos courbe.

Dans la petite chambre, l’armoire, le lit, la table de chevet et les deux tableaux vieillots se recueillent dans l’ombre. Et pour adoucir les ténèbres de la campagne environnante, l’âme de la maison de Plancouët laisse un peu partout des reflets légers de lumière tamisée. Notre écrivain est jeune. Lors de ce face à face arbitré par le silence, il ne laisse qu'au papier le privilège de sa beauté.

Kirèn (c’est son prénom) serre les poings : il est désespéré.

Il pense que les couleurs avec lesquelles il écrit sont trop vives. « Trop de métaphores ! » pense-t-il finalement. « N’est-ce pas là un piège, une facilité ? ».

Au-dessus de l’abat-jour jauni de la lampe végétale, deux papillons de nuit dansent frénétiquement. L’un d’eux se pose sur l’épaule de Marie-Antoinette qui lui sourit. La petite bête ferme ses voiles. L'insecte regarde, de ses grands yeux noirs, la toile fuyante du tableau qu'il a choisit pour passer une partie de la nuit.

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Le Hnoss
Baie de St Paul

Ile de la Réunion

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22 mars 2007

Mon coeur

lune_webDessins faits avec la lune et la pose longue de mon appareil photo. Ensuite j'ai fait un petit montage

Ne me parlez plus de mon coeur !
Laissez moi regarder ailleurs.
Et mon nombril...
Je le fuis, le tour de mon nombril
car j'y vois des larmes qui coulent !
Les armes de mon coeur roulent-boulent.

Mon ventre devient le tapis d'un billard beige
Les boules qui s'entrechoquent sont bleues.
Et lorsque mon coeur perd au jeu,
Bon dieu ! Tout explose et ça mouille ! Atteint au visage, mes yeux sont rouges. On dirait que je pleure.

Mon coeur est mauvais perdant. Salaud !

Posté par Papi Yon à 20:03 - 03 - DELIRES - Commentaires [11] - Permalien [#]

16 mars 2007

Je m'explique :

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La phrase qui annonce mon blog merveilleux n'est pas claire. Elle mérite
des explications parait il.

Alors voilà :

"De mon île, on voit passer les alizés...
Les Alizés représentent dans cette phrase, pour moi, la vie qui passe quoi qu'il puisse
arriver sur l'île. La vie est comme le vent : elle vient de très loin, de trop loin pour
que l'on puisse se souvenir de son origine…
et rien n'arrête la vie qui défile, pas même une montagne.
La vie, comme le vent,tourne, et c'est bien tout !
L'origine de la vie est la naissance. Ouai !
...Moi, sur le versant nord du volcan,...
Parce que j'habite sur St Denis (nord de l'île) et que l'image d'un homme assis sur
le versant d'un volcan amène ma pensée vers une illustration d'un livre pour enfant. 
C'est beau et naïf tout simplement.


...je hume...
Puisque la vie est comme le vent, elle porte des choses et ces choses sont les
évènements, les réflexions, les ressentis.


"J'hume" parce que "humer" donne une notion de profiter sereinement de ces choses
comme on profite d'un parfum
(ce qui est loin d'être mon cas pour tout ce qui m'arrive :
des fois ça pue !)
...j'attrape...
Ce que j'ai vécu, "ce que j'ai humé", j'essaye de l'attraper donc de le matérialiser
en faisant un album photo, en écrivant un texte, etc...
c'est une façon de s'occuper.
...et je jette sur la toile...
La toile c'est l’internet, c’est le web, qui veut dire la toile en anglais.
...La table est prête !"

« La table » c'est le blog qui est dressé et je vous invite à consommer
ce qu'il y a dessus.
"La table est prête",
et voilà un moment qui sera, je l’espère, convivial. Voilà ma façon de voir ce que j’ai écrit. Ça reste l’explication
d’un truc simple.
J’écris que et uniquement pour le plaisir : je vous préviens !
...
 

Posté par Papi Yon à 13:33 - 03 - DELIRES - Commentaires [3] - Permalien [#]

01 mars 2007

Diagnostic

regis__4_Le mec perdu est souvent seul

Il faut se faire un descriptif précis de la forêt dans laquelle il avance :
"Est elle dense ?"

Suivez le.

L'homme perdu ne marche pas.
Non jamais.
Il rampe ou, plus simplement, traine des pieds.
Il peut à l'inverse courir...
mais quasiment tout le temps il fait des ronds.
Donc n'ayez crainte. Ne vous pressez pas pour l'analyser : il ne va pas loin, l'homme perdu.

Quant à vous, si vous l'avez perdu,
faite un tour à la case départ, à l'endroit où, selon vous, il s'est égaré.

Vous le trouverez en train de faire la grimace en regardant son nombril. Classic !

Observez le assis en train de pleurer au milieu de cette forêt d'ombres et de lumière tamisée, épaisse.

Notez sur les feuilles la texture de ce brouillard
que sont ces rêves et ces cauchemars,
la nature des ronces, des orties et de ces plantes qui l'enlacent et l'attachent.

Il faut absolument essayer de comprendre quels sont les mauvais pas qui lui valent les retours de branches et les coups de baton.

hum hum. Notez bien tout.

Mais surveillez, aussi et surtout, (c'est primordial),
le petit appendice qui guette, qui cherche à pousser vers le bas.
L'excroissance plongeante est à é-vi-ter !
Là. Oui.
Au milieu. Sur le "r" du "mec perdu"

IL NE FAUT PAS QUE LE " r " EVOLUE POUR DEVENIR UN " n "
IL FAUT ETRE VIGILANT !

Parce que, pour le mec pendu,
la forêt dense n'existe plus.
Il n'y a plus que l'arbre, la potence.
Et du reste du monde, il s'en balance.

(ça commence gaiement ce blog !!!)

Posté par Papi Yon à 21:18 - 03 - DELIRES - Commentaires [6] - Permalien [#]



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