Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

14 avril 2007

Lilie

Lilie est partie.

Avant de fermer la porte, elle a embrassé grand père. Elle lui a dit qu'elle partait pour l'Espagne. Et dehors on klaxonnait. "Lily ! Dépéche toi ! On t'attend tous.".

Lilie est partie comme un courant d'air d'avril, c'est à dire après un grand soleil. Serrée à l'arrière de la voiture à Jo, derrière "la titinne", ou aussi la "Jo's Mobile", Lilie, tête basculée sur la vitre froide et un peu sale, faisait des grimaçes face à la glace. Elle ne put s'empêcher de pleurer en regardant filer la campagne dans son habit vert et tendre.  Elle pensait qu'au printemps, un arbre en vallait dix.

Elle se redressa
_ Au printemps un arbre en vaut dix !
Jérémy fumait une cigarette
_  Oui. Ils sont droits, fiers, laissant danser leurs nouvelles feuilles avec le vent. Nous aurons besoin d'eux.
Jo se pu s'empêcher de se marrer
_ Vous pensez déjà à faire la sieste les enfants ?
Puis ils les regarda l'un après l'autre. Il souriait mais ses yeux le trahissaient. Il était toujours aussi triste. Il fallait encore du temps

...

Posté par JO : changement de parcours

Oui, du temps, du temps pour accepter, intégrer que Flo ne serait pas du voyage; ni celui-ci, ni un autre. Elle faisait la sieste pour toujours, elle adorait faire la sieste...
Lili senti que c'était le moment de partager ce qu'elle avait retourné maintes et maintes fois dans sa tête; elle se lança.
" Pourquoi, n'irions nous pas en Italie plutôt?"
Jo eut un œil interrogateur a travers le rétroviseur, Fred se retourna bouche ouverte vers ce jolie brin de fille, aux idées un peu folles.
Lili ressenti le besoin d'argumenter
" Je sais, c'est bizarre, mais on l'emmène un peu avec nous comme çà"
Fred, eut un regard plein d’approbation ; çà venait de Lili, c’était donc, une bonne idée.
Il se tourna vers Jo, ce dernier était septique, ne sachant pas quoi dire visiblement son visage balançait entre l’envie de pleurer et l’envie de rire.
Un silence de quelques secondes s’installa, Lili se demandait si elle n’avait pas été trop loin, Fred n’était plus très sur alors que l’idée de sa belle, était une bonne idée.
La voiture continuait de rouler, Jo alluma une Fortuna rouge il en était dingue surtout depuis que…enfin, il demanda à Fred de lui attraper ses lunettes dans la boîte à gants, ce dernier s’exécuta nerveusement, ouvrit la boîte, le routard et une carte de la Toscane lui tombèrent entre les mains.
Lili très vive, compris tout de suite, Fred ahuri ne bougea plus, et Jo parti dans un grand éclat de rire qui entraina les deux autres, il avait eu cette idée la nuit dernière et comptait attendre qu’ils se rendent compte que le panneau Madrid serait remplacé par le panneau Milan.
Le voyage commençait

...

Posté par Mauricette : Une étrange rencontre

Les imprévus et les retournements de situations dans les voyages, il n'y a queça de vrai...
L'idée de partir en Italie aurait plu à Flo. Elle avait toujours voulu découvrir l'Italie mais n'en avait jamais eu l'occasion et maintenant il était trop tard.
Après avoir accepté, sans difficulté, de changer leur plan, fred, lilie et jo décidèrent de saluer une dernière Flo en traversant l'Italie, profitant de chaque moment de la manière qu'ils leur plairaient. Ils lui devait bien ça... Cette décision leur fit retrouver le sourire à tous les trois.
Après avoir passé quelques jours à Milan, ils reprirent la route, roulant au gré de leurs envies sur les petites routes entre Milan et Naples. Et Là dans endroit des plus déserts, se dressait au loin la silouhette d'une jeune femme, sac à dos sur le dos, pouce levé. Bien entendu Jo s'arreta (et oui, c'est encore lui qui conduisait) et lui demanda ce qu'elle faisait ici toute seule perdue au milieu de nulle part. La jeune fille lui répondit qu'elle s'appelait Momo (et que c'était un dimiutif, pas son vrai prénom). Elle expliqua qu'elle avait commencer un tour d'Italie en vélo et qu'au gré d'un véritable coup de mal chance, elle se l'était fait volé par un gamin qui passait par là. Enfin, elle conclue en leur expliquant que ça faisait trois jours que ce drame s'était produit et que c'était la première voiture qu'elle voyait.
Jo se retourna vers fred et lilie avec ce regard qui disait : "on ne va pas la laisser là quand même??!!" fred et lilie acquiescèrent. Il restait un peu de place à la Jo's mobile un peu en bordel, momo s'installa son sac sur les genoux.
momo très timide, trop peut etre, l'oeil resta sans rien dire pendant des kilomètres.
Jo comprit qu'un truc n'allait pas

...

Posté par Papi Yon : Etait ce un rêve ?

Momo dormait comme tout le monde. Tout le monde excepté Jo qui conduisait. C’est vrai que ce brin de fille était étrange. Elle fascinait Jo. Voilà plusieurs heures maintenant qu'il faisait nuit. Voilà plusieurs heures que Jo observait l'auto-stoppeuse dans son rétroviseur. Les lampadaires de Naples laissaient une lumière intermittente sur l'ange endormi. Pour un tel éclairage, beaucoup de critiques d'art auraient applaudi.

Cette pensée fit sourire Jo.

Les voici arrivés dans le quartier de Colbine pas loin de la rue Diva Cutuli.

"Ouf pas trop tôt. Il est tant que l'on arrive !" pensait Jo
"Ils dorment tous… Mince c'était là. J'aurais dû tourner. P… de M..."

Jo commençait a jurer entre ces dents comme il sait si bien le faire lorsqu’il entendit une petite voix qui venait de derrière. "_Flo... nous devions tourner autour des soleils... Flo... pourquoi tu es parti... mais moi je sais que tu es vivant... moi je sais... Flo... non... Pas labas... ils te tuerons !"

C'était Momo qui rêvait. Elle s'agitait doucement. Elle parlait si faiblement. Jo n'en cru pas ses oreilles. Mais comment… nom de dieu mais comment… mais c'était quoi ce bordel, les soleils. Mais ce n’est pas possible ! Un tas de choses étranges passa dans la tête de Jo en l’espace d’une seconde. Il roulait tout droit sous le choc et il se chuchota à lui même « Il faut que je me calme. Ce n’est pas possible. Ce que je viens d’entendre est lié à la fatigue. Je roule depuis.. je… ».

_ Jo ! Tu as entendu ?. » Lilie redressée, qui voulu d’ailleurs se mettre debout. Elle se cogna au plafond de la voiture. Elle était réveillée depuis quelques secondes mais bel et bien réveillée. « Elle a parlé de Flo. Elle a parlé de soleils ». Lilie criait.
« Calme toi bon sang. Calme toi Lilie. Regarde. Il y a un parking. Je m’arrête. Calme toi bon sang. » Jo tourna et freina sec peu après au milieu de la nuit et d’un parking de Naple prêt de l’auberge.

Jérémie se réveilla tout hébété. Lilie continuait à vociférer. Jo jeta un coup d’œil dans le rétroviseur. Il vit que Momo recrovillée, terrorisée, sans rien dire.

« Mais qui est cette fille ? Comment peut elle rêver de Flo et de ces soleils ? »

...

Posté par Mauricette : incompréhension

Encore complètement ahuri par ce qu'il avait entendu, Jo sortit de la voiture pris une profonde respiration et s'alluma une Fortuna, en espérant que ça l'aiderait à se remettre les idées en place.
Lilie commençait tout juste à se calmer quand Jérémie demanda ce qu'il se passait, il ne comprenait rien.
Jo tournait en rond autour de la voiture, essayant d'expliquer à Jérémie ce qu'il avait entendu, et plus il racontait, plus il se rendait compte que ce n'était pas possible : "comment cette fille, une autostoppeuse récupérer au milieu de nulle part pouvait connaître Flo ??", il n'arretait pas de se poser cette question sans cesse.

Jérémie, très terre à terre comme mec a dit : "faut qu'on arrete de délirer, là!!! ça doit etre une coîncidence ..."
- Comment peut elle savoir pour les soleils, ça ne peut pas être qu'un simple hasard !!!, reprit Lilie.

Il étaient tous les trois dehors, quand Momo sortit enfin de la voiture. Elle avait toujours ce regard, le même que lorsqu'ils l'avait pris stop, Jo s'en souvenait très bien, un peu mélancolique, mélangé à l'horreur du cauchemar qu'elle venait de faire

En alluma une deuxième cigarette, Jo lui demanda froidement, encore un peu sous le choc : "comment tu connais Flo et cette histoire de soleils?"

- Je ne comprends de quoi tu parles, je n'ai jamais entendu parler d'aucun Flo ni même de soleil de toute ma vie ... Expliquez-moi !!!

...

Posté par Papi Yon : L'auberge de la rue Diva Culini

La rue Diva Culini serpente tranquillement dans le nord de Napple. Sa parure pavée et les boiseries des magasins lui donne l'allure d'une d'une dame d'une autre époque. Nous sommes dans le quartier historique. En contrebas de la rue un grand virage fait la joie des enfants qui chahutent à vélo. Dans l'angle du virage, c'est l'auberge. Ce mardi matin à 5h00, Gomiché, le vieux de la rue descendit à son épicerie en face de l'auberge. Il avait coutume de prendre son café avec Angélo le patron avant de préparer ces rayons et ouvrir sa caisse.

Il poussa la porte sans frapper comme de coutume. Au lieu du silence attendu des grand matin, ils se trouva face à 4 jeunes gens qui semblaient débattre à voix basse avec beaucoup de passion. Il fit la grimaçe : ils lui avaient piqué sa table.

...

Posté par Feufolet : discussions matinales

Gomiché s'installa au bar sans un regard pour les étrangers. Voilà qui n'augurait rien de bon!Il n'était pas superstitieux mais le café de 5h doit être pris à SA table, c'est sacré!
Fabrizio sortit de la réserve et servit Gomiché sans qu'il eût rien à demander.
Tous deux, malgré eux, avaient une oreille qui trainait du coté de la table près de la fenêtre. S'y trouvaient deux filles, mais à observer le langage de leur corps, elles n'étaient pas amies.
Les deux garçons qui les accompagnaient contemplaient cet affrontement et se contentaient d'un hochement de tête de temps en temps.

...

Posté par Mauricette : Des questions toujours sans réponses

Le jour avançait un peu, les quatres jeunes étaient toujours autour de la table à discuter à voix basses. Parfois quelques éclats de voix parvenaient aux oreilles de Fabrizio et Gomiché, toujours au comptoir avec son café. Il le termina, reposa la tasse sur le comptoir, salua Fabrizio d'un léger hochement de tête avant de quitter l'auberge pour vaquer à ses occupations : il devait ouvrir sa boutique.

Elle était située à l'angle de la rue Diva Culini et la Francesco Carratioti, sur la place Gavour. C'est une petite échoppe de fruits et légumes comme on peut en trouver dans le vieux Naples. Gomiché pressa le pas, déjà quelques clients commençait à s'impatienter devant le rideau fermé. Après son café raté du matin, il sentit que la journée serait longue et pénible.

A l'auberge, Fabrizio desservit la table des quatre jeunes qui ne lui pretèrent même pas attention. Ils étaient trop absobés dans des questions sans pour se rendre compte de ce qui les entouraient.

Autour de la table, Lilie qeustionnait Momo sans qu'elle n'ait le temps de répondre. Jo, de son côté devait en être à sa dixième cigarettes depuis qu'ils s'étaient arrêtés sur le parking près de l'auberge. Il ne disait plus grand chose, il écoutait, sans écouter ; il était là sans être là.
La raison pour laquelle Momo ne répondait pas à Lilie, c'est qu'elle avait aussi, une multitude de questions qui lui traversaient la tête, qui n'avaient elles non plus aucune réponse. Ils étaient encore restés très évasif sur cette Flo et tout ce qui tourne autour. Alors, Momo coupa net la parole à Lilie, qui n'en finissait pas de son flot ininterrompu de question et lui dit : "J'ai autant envie que vous de comprendre ce qui se passe exactement. Mais pour cela, il faut que vous me racontiez l'histoire de votre ami."

Ils se regarèrent tous les trois et Jérémie, le seul qui semble encore un peu calme et reveillé pris son courage à deux main et se lança.

...

Posté par Papi Yon à 16:00 - 04 - IMPROVISATIONS - Commentaires [7] - Permalien [#]

15 mars 2007

Mon héro

PapiYon : Mon héros a péri il y a longtemps.
Il me l'a dit hier parce que je suis son confident...

Gé : Il a vu l'au de là?
Il t'as dit
c'est comment là bas?

Papi Yon : Il m'a dit que l' "au" de là
coule dans l'eau d'ici.

Alors je me suis penché sur l' "au" dessus d'un ruisseau sans y tomber.
Oh rage (ou orage) ! je fus tout mouillé.
La pluie de l'haut de là tombe drue.

Gé : Ode de l'eau de l'au de là

Elle t'a trempée
et il t'as béni

Papi Yon : oui, il m'a béni
Et mon habit est devenu dur comme le fer.
Je ne pouvais l'enlever.
Je ne pouvais bouger.
Je me suis écroulé pas loin dans une clairière.
C'est là qu'il m'a pris
et d'un tour de main il a tout déformé.
Les arbres se couchèrent et se relevèrent tels des épis de blé.
J'ai compris que j'étais à présent dans une autre dimension.

Tout dansait.

J'avais peur...

Papi Yon a reprit : J'avais si peur
Je ne pouvais pas bouger.

GRENOUILLE_20WEB_1_

Mon héros portait de grandes lunettes de soleil.
Autour de moi tout dansait baigné de flou.
Mon héros, je ne le voyais qu'à peine.

Il tendit la main devant moi. Dans sa main il y avait une grenouille de papier.
A coté un bruit : c'est le ruisseau qui, en ondulant, s'est approché de la clairrière.

Le ruisseau est a mes pieds. Les arbres se couchent et se relevent tels des épis de blé.

La grenouille de papier se mis à remuer pour se redresser. Le ruisseau me donnait des coups à la cheville. Mon héros se mit à rire.

J'avais peur...

Gé : Une chenille.

Elle passe le plus clair de son temps à regarder d'en bas les oiseaux voler.
Elle trouve son existence bien misérable.
Elle est laide et condamnée à terre à ramper .

Une grenouille se met à se remuer pour se redresser.
"Tu es bien misérable chenille, condamnée à ramper. Moi je fais des bonds. Moi je connais le terre.Moi je connais l'eau. "

Un jour cependant la Nature demande à chenille de tisser un cocon.
Et son habit est devenu dur comme le fer.
Elle ne pouvait l'enlever.
Elle ne pouvait bouger.
Elle s'est écroulée pas loin dans une clairière

Elle avait peur...

Croyant être en train de bâtir sa propre tombe, elle s'apprête à mourir.
Elle s'enferme dans son habit de fer
Elle attend la fin.


Quelques jours plus tard, son habit de fer se déchire.
Le flux irrigue ses nervures.
Elle se pare de mille couleurs.
Elle peut voler dans le ciel, haut dans le ciel.

La grenouille l'envie.
Et son héros se met à rire.

Papi Yon vole

Feu Follet : Papi yon vole libéré de ses peurs

Je vais, viens, virevolte , me laisse porter par le vent. Mon héros au loin s'éloigne de moi. Je renais, je n'ai plus peur.
Mais à trop profiter de ma liberté, je n'ai pas vu le danger.
Me voilà emprisonné, la vue quadrillée...
Mon héros se remet à rire...

Gé : que quelques jours

Et me voilà dans une petite main menue
qui me tient du bout des doigts

- "Maman maman regarde ce que j'ai attrappé dans mon filet!"
- "Oui ma chérie. Il est beau ce papillon. On dirait une fleur.
Sais-tu que les papillons ne vivent que quelques jours?
Laisse le s'en voler et trouver l'amour
Pour qu'il puisse faire naitre des petites chenilles à son tour"

Que quelques jours???? Il ne me reste que quelques jours... et en plus, je dois trouver l'amour!

J'ai peur...

Papi Yon : Le 19 mars 2507 - Compte Rendu du Professeur Taxidermiste Pierrot TIEN - Univ Pékin - Province de Pékin - Bloc Asie 111 :

Il faut comprendre et vite.
Tout cela fut aussi beau et impressionnant qu'illogique.
Les témoignages convergent.

De la plaine immense de Cheng Qi
Ils s'élevèrent tous plus hauts que les nuages. Des dizaines de milliers de papillons
(voir des millions) papillonnant vers le ciel, et plus haut qu'ils leur en est possible habituellement.
Incroyable.

D'après les témoignages,
une fois les nuages passés, ils ne redescendirent pas.
Lorsqu'ils furent hors de vu, dessous dans la plaine Cheng Qi il y eu comme une détonnation sourde. Et de l'air faisant s'éleva un nuage de pétales de fleur qui se mirent à flotter doucement et anormalement vers les nuages épais de mars.

Plus un papillon depuis.
Plus une fleur
Les habitants de la région ont peur.

Gé : Et puis non!

A peine libéré nous voilà prisonniers.
Prisonniers de notre instinct.

Alors que j'étais libre de voler
au grès des alizés
Je dois obéir à un ordre prédéterminé.

Voler, la flairer, me reproduire, mourir
(Travailler, me marrier, faire un bébé, vieillir)

Et puis non!
foi de Papi Yon

Gé : Affranchi

Libre et affranchi


"Le papillon
Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!"

Lamartine, in Nouvelles méditations poétiques.


Voilà ma vie révée.Mouais... c'est bien mieilleux tout ca. Tu peux la manger ta tartine Lamartine.

Il parait qu'une nana a traversé l'océan à contre courant.
Si je le traversais à contre vent...

(nan mais sérieux c'est qui l'homme?!)

Plutot que de me laisser bercer par les Alizés
Pourquoi ne pas les braver

Direction l'Asie
Direction Cheng Qi

Gé a repris : Nébuleuse

butterflynebulac

Le voyageur chanceux
peut apercevoir
quelque chose de fabuleux

J'ai ramené ça de mon voyage parmis les étoiles
Des papillons aux ailes scintillantes
Se promènent dans l'infini de l'espace
à 170 000 années lumière de là
Ils ont visité la Terre il y a bien longtemps
en 2507

Tous ne forment qu'un
Un papillon de feu

Une formidable nébuleuse

Ce soir, levez la tête et ouvrez les yeux
qui sait, comme moi peut être serez vous chanceux...

PAPI YON : Des explications.

" Allez comprendre !
Il y a ces fait divers du printemps de 2507 de la Province de CHENG QI.
Il y a cette histoire de chenille qui devient papillon
Il y a les peurs et les angoisses
il y a la vie ephémère, le filet de la petite fille, et le bon coeur de la mère.

Allez comprendre et surtout ne retenez uniquement le beau.

Imaginez que le papillon s'est posé un jour sur un livre ouvert, sur un poème de Lamartine. La recherche de l'insecte l'a amené sur quels chemins du savoir ?

Pensez à ce qui a pu se passer entre ce papillon et le monde pour que des papillons d'étoiles lointaines viennent sur Terre.

Pensez vous que le papillon est mort comme tout les papillons doivent mourir :
mort après une vie courte ?

Où aurait il stoppé net de papillonner pour commencer un long voyage en planant vers l'infini ? Aurait il parcouru les océans pour connaitre le destin de navigateurs sollitaires comme Maud, comme certains personnages à contre courant ?

Faite le point.

Je comprend beaucoup mieux grace à vous. Mais j'ai besoin dans savoir plus. "

Gé : l'heure de faire le point

Le moment de faire le point est arrivé
Avant l'ultime battement d'aile
Je me souviens...

Il y a cette histoire de chenille qui devient papillon
Il y a les peurs et les angoisses
il y a la vie ePHémère!, le filet de la petite fille, et le bon coeur de la mère

Et il y a cette fée divers du printemps de 2007 de la Province de CHENG QI...

Cette histoire je ne vous l'avais pas narrée
C'était mon secret...

Mais avant de mourir
Je me souviens mon plus précieux souvenir


Je m'étais juré de ne jamais aimer
De vivre "libre et affranchi"
Mais j'ai rencontré une fée

Au détour de mon périple
Dans la plaine immense de Cheng Qi

De l'immense parterre de fleur
Emane une délicieuse odeur

Vrombrissement d'antennes...

Attiré par cette effluve
j'apperçois dans sa robe argentée
la demoiselle sur la fleur délicatement posée

Je l'invite à la danse
Nous nous envolons,
Nous, papillonnons...

De fleur en fleur
les ailes poudrées de pollen

Puis dans les airs
Nous nous élevions tous deux plus hauts que les nuages, plus haut qu'il ne nous était possible habituellement
(n'y voit pas là lecteur vicieux l'allégorie d'un formidable moment de volupté ;)
Je cru voir à cet instant
Un milliard de papillons scintillants

Je peux maintenant mourir en paix
Je vous ai livré mon plus précieux secret

Je peux maintenant mourrir en paix
Car je sais que mon oeuvre ne s'arrêtera jamais

De fleur en fleur
Nous avons semé
le pollen

Qui a donné des fleurs
Qui ont abrité d'autres amours
Qui ont fait naitre des fleurs
Qui seront offertes en preuve d'amour
...

C'est celà je crois, que l'on appelle
l'effet papillon.

FIN DE L'HISTOIRE

L'article fut écrit par Gé, Feufolet, et moi Papi Yon.

Merci de nous avoir lu.

Nous nous donnons la main
et nous vous offrons de respectueuses révérences avant de quitter la scène.

Au revoir !

Posté par Papi Yon à 09:10 - 04 - IMPROVISATIONS - Commentaires [2] - Permalien [#]



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