Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

01 mars 2007

Diagnostic

regis__4_Le mec perdu est souvent seul

Il faut se faire un descriptif précis de la forêt dans laquelle il avance :
"Est elle dense ?"

Suivez le.

L'homme perdu ne marche pas.
Non jamais.
Il rampe ou, plus simplement, traine des pieds.
Il peut à l'inverse courir...
mais quasiment tout le temps il fait des ronds.
Donc n'ayez crainte. Ne vous pressez pas pour l'analyser : il ne va pas loin, l'homme perdu.

Quant à vous, si vous l'avez perdu,
faite un tour à la case départ, à l'endroit où, selon vous, il s'est égaré.

Vous le trouverez en train de faire la grimace en regardant son nombril. Classic !

Observez le assis en train de pleurer au milieu de cette forêt d'ombres et de lumière tamisée, épaisse.

Notez sur les feuilles la texture de ce brouillard
que sont ces rêves et ces cauchemars,
la nature des ronces, des orties et de ces plantes qui l'enlacent et l'attachent.

Il faut absolument essayer de comprendre quels sont les mauvais pas qui lui valent les retours de branches et les coups de baton.

hum hum. Notez bien tout.

Mais surveillez, aussi et surtout, (c'est primordial),
le petit appendice qui guette, qui cherche à pousser vers le bas.
L'excroissance plongeante est à é-vi-ter !
Là. Oui.
Au milieu. Sur le "r" du "mec perdu"

IL NE FAUT PAS QUE LE " r " EVOLUE POUR DEVENIR UN " n "
IL FAUT ETRE VIGILANT !

Parce que, pour le mec pendu,
la forêt dense n'existe plus.
Il n'y a plus que l'arbre, la potence.
Et du reste du monde, il s'en balance.

(ça commence gaiement ce blog !!!)

Posté par Papi Yon à 21:18 - 03 - DELIRES - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

perdu ou pendu ?!!!

Ce mec perdu, égaré semble déjà avoir perdu son esprit a défaut de sa vie. Son vécu le hante jusqu’à le désorienter, alors avec un pas hésitant il ne trouve plus le chemin d’un destin meilleur. Notre mec a priori beaucoup de remords et sans psy la seule issue reste la mort.

Posté par Yoc, 05 mars 2007 à 11:23

derrière l'arbre se cache la forêt

s'il ne reste que l'arbre, la potence,
il faut espérer que l'arbre soit mort
car si au bout de la branche
l'homme pendu se balance,
afin de conserver son corps
il se débat, il se déhanche.

ET LA BRANCHE CASSE !!!!

pour l'homme perdu qui fait des ronds,
l'avenir semble sombre.
il s'interroge? A quoi bon?
n'aurait il pas simplement peur de son ombre?

Posté par jo, 06 mars 2007 à 12:17

Coucou

Juste un ptit mail d'encouragement parce que ça fait plaisir de voir ton blog renaître.
Et puis... j'aimerais bien un jour recevoir les photos pour lesquels je me suis mouillée.
:-(

Posté par Clairette, 08 mars 2007 à 20:49

"Promenons nous dans les bois...."

L'homme perdu s'en est allé dans la forêt,
il a choisi d'en franchir l'orée...

Mais pourquoi n'y voit t-il qu'adversité?
L'arbre qui le frappe et le rabaisse
Lui offre aussi ses branches pour qu'il s'y hisse et se redresse

Et s'il carresse son écorce
La mousse sur son tronc lui montrera le Nord



L'homme perdu a choisit de s'y perdre
Peut-être pour mieux se retrouver
Le Petit Poucet y est bien arrivé!

Ou a-t-il peur d'avancer?
de la trouver(la nana qui dort dans la forêt)..,
et de la (se) reveiller...
d'un baiser

Posté par Gé, 14 mars 2007 à 20:17

le mec perdu la rose pendue

« la forêt dense n'existe plus....dans l'esprit du mec perdu!
il se complaît dans sa solitude et ne cherche pas la quiétude.
moi, la rose de la forêt, tapis sous des feuillets, je l'observe, je le connais!
Je l’ai invité a m’apprivoiser, mais l’invitation il a décliné
Il refuse de me voir, il est là, assis sur la souche du désespoir.
la mort n'est pas la fatalité, il lui reste la voie de la volonté!
la volonté de se lever, de repartir, et surtout, la volonté de rire!!
Mais, l'esprit reste le maître du jeu, il faut trouver un moyen de le mettre hors jeu
il serait si beau animé de volonté!!
Me voilà sous l'emprise de ce mec perdu qui gise!
je vais l'aider, je veux l’aider mais mon état de rose, ne me permet de faire grand chose.
si ma vie, il n'en veux pas, ma mort, peut être, l'intéressera!
personne ne reste de marbre devant une vie qui se délabre,
se rapprocher de la mort par l'intermédiaire d'autrui, provoque l'effet contraire, et on l'a fuit, c'est le retour à la vie!
petites et fragiles sont les chances de réussite,
mais le désir de l'aider m'habite!
ma mort sera utile, au fond, c'est si facile!!
je ne suis qu'une rose, je ne peux pas faire grand-chose.
C’est décidé je lui offrirais ma mort en réconfort
Si sa volonté n’est pas trop loin peut-être s’inventera t’il médecin
Il me ramènera à la vie et le désespoir sera bannit de la moral de cette histoire. »
C’est ainsi qu’une rose mordu au charme irrésistible du mec perdu, et décida de se laisser mourir pour un seul de ses sourires !!

Posté par jo, 27 mars 2007 à 22:06

Le sanglier

Je vous dit qu'il ne faut pas croire en la mort de l'homme perdu. Il n'a pas fini pendu ce porc de mec vendu. Ne croyez surtout pas la rose.

Il fait pitié à tout le monde mais, moi le sanglier, le cochon de la forêt, je l'ai surpris à se vautrer mon marais. Et croyez moi, il ne tournait pas en rond..
Non. Il se tordait de rire, rotait et s’affalait.

Ne croyez pas la rose et ne croyez pas les chardonnerets. Allez voir plutôt réponse, la fleur solitaire. Moi, le sanglier, je me suis assis et j’ai prononcer doucement « mec perdu ». J’ai vu ses longs cheveux de larmes perlés. Une fleur est fragile mais ne craignez rien : même traînée dans la boue, une fleur survit. Aujourd'hui, le vent et l'eau de pluie ont fini par la laver. Ne restent que ses pleurs

Le mec perdu a quitté depuis longtemps la forêt. Et cet enfoiré se balade en ville. Sa forêt dense est un décor de papier mâché. Les passants leurrés, s’arrêtent et tombent dans le piège. Les graves gens cherche a lui montrer le chemin. Et moi le cochon, j’aimerais les prévenir. « Ne lui tendez pas la main ! Ne lui donnez surtout pas le bras ! »

J’ai du flaire et je les suis. Il a une complice. Les racines de la rose rampent dans sa chaussure gauche. La tige qui part du pied enlace son jean, enlace sa jambe et enlace ses reins. La belle plante s'accroche avec ses épines acérées. La fleur s'est posée sur son coeur immobilisé.

Homme perdu,
Homme pendu,
Mec vendu !
Tu as vendu ton âme et tes idéos. Je te traque et te tirerais par le bas.
Je le cris : « T’es foutu ! »

Posté par Papi Yon, 31 mars 2007 à 16:26

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