09 mai 2007
Blonde roulée
"Fumée d'une blonde fumée cherche vent joueur pour la faire danser..."
Ainsi passe par la fenêtre des pensées vagabondes et le fumeur répond. Les vapeurs grises qui n'écoutent rien se fondent. Tel est le décor.
" Corps trop bien roulé et pendue à mes lèvres. Tu es nocive.
Tu m'enrobes et, de ta robe, des instants de silence glissent sur mon coeur ainsi que dans mes pensées. Ces instants sont vapeurs d'or, gitans de ta fumée.
Tu me feras mourir... (le fumeur pense sous le ciel constellé) d'un cancer... et je t'embrasse encore."
Le fumeur tire doucement et regarde se rallumer la cendre.
"Il n'y a que toi, moi et ces instants féconds."
Le fumeur, aigri, se fait violent dans ses pensées. Il tire en faisant la grimace :
"Instants féconds ! Tu parles ! Je te méprise. Allez : brûle pour moi et nous nous consumerons."
Sa tête prise dans les cheveux de fumée,
Le fumeur sait.
Il sent la poitrine de la blonde contre son torse.
Sous la fumée, les bras de la blonde sont puissants. Il se sont resserrés il y a bien longtemps. Le fumeur est pris dans un étau.
Il peut philosopher, parler à sa blonde, il n'en reste pas moins prisonnier
Océan Indien - vue du chemin des anglais
Commentaires
oh ma blonde ! !
oh ma blonde,
un soir, nous nous sommes rencontrés,
c'était il y a un bon moment déjà,
autour d'un verre dans un bar...
Tu m'as séduite et j'ai été faible de t'accepter.
Après cela, je t'ai fumé bon nombre de fois et toi tu m'as fumé
combien de fois je t'ai roulé et je m'en rends compte aujourd'hui combien tu m'as roulé.
Et puis un soir, tu m'as trahi au détour d'un tour
Alors sur l'instant, je t'ai laissé fumer seule, te consumer dans le cendrier.
oh ma blonde me voilà maintenant débarasser de toi et je ne m'en porte que mieux.
fini les odeurs, fini la fumée, fini avec toi ...
Pauvre con
Je ne t'ai rien demandé
Tu pouvais me laisser en boite
Pourquoi t'es venu me chercher ?
Pourquoi tu m'as porté à tes lèvres ?
Pourquoi maintenant tu pleures ?
Pourquoi tu viens me réclamer ?
J’te préfère quand tu viens en tremblant :
Cela prouve que nous sommes de vieux amants.
Tu es mon esclave et sans coup de bâton tu viens vers moi.
Vous êtes légion comme ça et vous pétez les plomb
quand je ne suis plus là...
C'est toi et ta société qui ont fait de moi ce que je suis
Et quoi : maintenant c'est ma faute ?
Tu n'aurais pas du me connaître ?
Ooooh. viens vers moi.
Viens vers ta gitane
Que je me consume entre tes doigts
Je t’aime
Je t’aime
Je t’aime
Pauvre type riche qu'en regrets.
L'isolente vaincible
"Pauvre type riche qu'en regret..."
Là, voyez vous, c'est la gitane qui parle,
c'est l'insolente qui brûle sa vie.
Intéressant.
Intéressant parce que la gitane représente là, dans le cas présent, le papillon aux ailes bleues grises.
Avant d'être gitane, la cigarette reste a l'intérieur et vit dans le ralenti de quelques vagues et douces odeurs de tabac. Avant d'être gitane, elle s'ennuie et rêve doucement, raisonnablement sa transformation, sa liberté, son insolence.
Elle qui, guitane, se prend pour une déesse
se trompe, car sans, elle le monde peut toujours tourner. "Fini la fumée" comme le vit Mauricette
Et ensuite c'est l'oubli de la fumée. Bref.
"Pauvre type riche qu'en regret..." Elle ment la gitane car elle a elle aussi besoin du pauvre type avec ces pensées. Car ces pensées sont gitans sans qui la gitane ne peut vivre et danser.
Alors ?
Qu'importe
Qu'importe la couleur et qu'importe le temps. Blonde, brune, elles vous chavirent et vous ensorcelent. Je vois dans vos yeux la faiblesse, je vois qu'elles vous tiennent déjà.
IL est trop tard en fait, beaucoup trop tard pour y renoncer: la messe est dite. Si vous renoncez à elles, il y aura toujours au fond de vous cette déchirure, ce regret sournois, imperceptible: la victoire n'en était pas une, puisqu'il y a ce pincement au coeur.
Ma foi, je parle, mais qu'en sais-je? Je les déteste. Elles m'étouffent, m'empoisonnent, et prisonnière parfois de ces bras vaporeux, je pleure, je cherche l'oxygène et je voudrais m'enfuir...
Je ne connais que trop leur parfums et leurs pièges. Je ne serais pas duppe.
sans aucun regret ...
oui !!!
je suis vraiment un pauvre con
mais aujourd'hui je suis revenu à la raison...
Je n'ai plus du tout aujourd'hui cette sensation
de complicité et de passion...
tout est bien fini entre nous,
t'auras beau dire tout ce que tu veux, je m'en fous
t'auras beau usé de tous les stratagème pour me reconquérir,
Mon coeur et mes poumons sont partis ailleurs quérir
de nouvelles sensations et de nouveaux sentiments
où t'as rien à y faire...
Mon coeur est parti ailleurs, ma vieille amante
j'en ai finis de ces regrets
qui pendant un temps me hantent
et qui s'en vont sans regrets ...
Ah les bondes
Juste je me demndais si ce ne sont pas ces belles blondes qui te plongent dans le fond de ton lit!!!! Elles seront tout de même ravie de t'accompagner à ce merveilleux vernissage...biz...
Kender
Les faiblesses des hommes font parfois leurs forces. Les habitants de la forêt existeraient-ils sans les poètes et les prêtres de l'autre temps ?
L'homme à faim comme un animal et parfois il a faim de cette fumée. Dans l'homme, comme dans la forêt, il existe des coins sombres, points vitaux pour que poussent certaines fleurs délicates ou piquantes.
Une déchirure peut faire fuire de l'oisiveté.
Peut être que les gitanes sont furieuses que tu ne sois pas sous leur emprise. Vas voir le Billy Le Hobbit. Il connait quelques vents joueurs qui sont de petits aminaux de compagnie qui chassent les fumées.
Les vents joueurs sont discrets.












