Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

28 octobre 2007

Huile

Elle dansait comme la flamme d’un feu que l’on ravive. Elle dansait. Elle était une mare d’huile d’or et chaude, elle qui frétille sous une robe immense qui s'étale sur la mer sublime.

Je dansais de voir cette flamme debout dans le ciel bleu. Le corps comme l'habit dans la quasi transparence. Caméléon copiant à la perfection la beauté de l'univers enchanté de mon rêve.

Quelques courbes, rapidité de feufolet, jets tels les éruptions d'un volcan puissant, épousant le corps lumière de femme dans la lumière du monde. Oooooooooh.

Elle dansait sur ce monde plat en forme de galette sous le ciel et ses nuages... Océan-monde plât comme la Terre d'avant Gallilé. La belle danseuse de jaune leva les bras et moi je vis la forme parfaite d'une endive.

"Mais si : une endive élégante dans une robe d'huile ! Et voyez comme elle est belle." répondis-je lors de l'interview d'un micro-trotoir sur la mer miroir. Il ne comprennent rien ces journalistes scooter des mers. En plus il faut se baisser parce qu'eux, ils ne flottent pas dans les airs.

Posté par Papi Yon à 10:48 - 03 - DELIRES - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

Il ne lui dit rien d'autre que "respire"
Et son coeur happa entre ses doigt le soupir de sa belle
Infinie irréelle

Posté par Jérémy, 30 octobre 2007 à 02:43

Poster un commentaire