Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

13 juin 2008

L'écriture comme refuge

Mais quel est ce nid qui fut bâti, non pas par un oiseau, mais par une plume ?

Posté par Papi Yon à 17:50 - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

C'est doux et plein, ici.

J'ai faim d'écrire.
J'ai faim de vivre.

Où vivre ses émois ailleurs là?

Dés que je parle, je change de moi.

Pluralités des regards.

Je veux vivre un peu là. Sur le papier, offerte.

Mes mots courent sur ma langue pour trouver le chemin de mes doigts agités. Ne rien mûrir, se laisser emporter pour mieux se déshabiller.

Se livrer, s'inventer, tout dissiper... et recommencer.

Aimer, sans tabous les ombres et les interdits. Se saouler de tout. Être ivre de vivre sur du papier.

Délit de gourmandise chaque jour renouvelé.

Entrer dans la chair du cahier, se confondre en lui. Pour mieux se libérer.

Aimer les secrets. Ne rien dire du bonheur d'être ici.

Se garder des chaînes anodines. Devenir liquide, insaisissable.

Et revenir à la vie, celle des gens du dehors.

Posté par elodine, 17 juillet 2008 à 19:09

inspiration

L'inspiration

lente

profonde


devient

le souffle

qui fait s'envoler

légère


la Plume

Posté par G., 06 août 2008 à 18:37

Edition - réponse à "inspiration"

Le ciel est emplumé.

Des nuages blancs tombent les lettres noires

qui tappent le sol jonché de feuille blanche.

Tac tac tac : c'est le temps de l'édition.

Temps de chien !

Mais revient toujours le beau temps et le vent pour que dansent les feuilles sèchent qui finissent,pour fleurir, entre nos mains.

Posté par Papi Yon, 25 août 2008 à 17:37

vers d'averse par temps de chien

Des nuages blancs
tombent les lettres noires
Et l'averse sombre
aux accents graves
se calme
En une nuée légère
de lettres minuscules


Liées et déliées
Se confondent en flaques
de mots épars
Des mots boueux
Des mots limpides
Des mots profonds
Des mots subtils


Et les flaques
s'étalent et s'entremêlent
Et les mots
s'étalent et se révèlent


Et les sinusoïdes noires
se développent
se meuvent
En autant de phrases
glissant d'un mouvement lent


Et l'histoire, au soleil revenu
s'élève en nuages de vapeurs éthérées


Lui, trempé jusqu'à la moelle,
Noir de cette encre indélébile,
S'en va sécher par écrit

Posté par Quasar, 29 août 2008 à 16:32

Réponse à "vers d'averse par temps de chien" par "c'est écrit"

Toute l'encre dont il est empli, goutte à goutte, passe dans ses veines, dans sa main, son stylo, une goutte, une lettre...

Va-t-il mourir quand ce sera fini ? ou disparaitre ? Le temps ne sera plus, peu être, et des dunes de sable, les hommes ne pourrons plus dire : "c'est écrit"

Posté par Papi Yon, 31 août 2008 à 11:40

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