25 octobre 2008
"L'amour sous le soleil de Rio" à la Réunion
21 octobre 2007
Aterrissage forcé
Les coeurs, qui sont au départ légers dans le ciel, tombent sur Terre pour s'y noyer.
Mares à boue !
Les coeurs sont embourbés.
Il faut parfois prendre l'avion
pour les voir gros comme des régions,
les coeurs le nez dans la poussière,
les amarres sans attaches soufflées vers l'arrière.
photo prise du hubblot
02 septembre 2007
Ses silences
Comme la marée qui monte, ses silences viennent et m'emportent. Quand la mer se retire, ses silences font marche arrière et me laissent sur le sable gris et mouillé. Ils me laissèrent un temps le goût amer de ce sentiment de ne pas avoir le droit d'exister.
Avant tout ça, ses silences étaient de jute ou de laine, rêches ou doux. Elle me les portait dans une toile remplie d'air iodé. Elle me prenait toujours au dépourvu, se faufilant dans la légion de mes moments que je perdais à installer dans l'espace de la plage des cerfs volants, des ballons, des rubans légers et colorés qui (et elle le savait) ne se laissaient approcher que pour disparaitre. Mes artifices la faisaient sourire.
Eclats de rire... et de la plage on voyait au loin un karnaval burlesque. Le vent cavalait pour voler le défilé de clowns, là-bas sur la jetée. Il soufflait en tourbillon ce que les clowns et leurs trompettes lui avaient laissé : des petites monnaies de vie, des confettis qui dansent balancent apparaissent et disparaissent dans le ciel pastel de notre plage : mirage. C'était alors à moi de rire puisqu'elle se mettait à imiter les artistes du défilé.
Ses silences sont mon présent, mon passé et avenir. Ils sont les témoins de sa force de femme et de son coeur d'enfant.
Ses silences me ramènent à sa douceur, à elle, à sa silhouette détachée du sable...
à la mer fine sur la plage,
à ses cheveux fins au vent,
et à tant d'autres choses... enfin...
Un jour, je me suis caché derrière tous mes ballons trop longtemps, faisant semblant sans cesse de tomber. Les ballons étaient devenus gris sur le sable : malheureux camouflage.
Restant seule sur le quai, elle a finit par prendre un bateau. Je suis parti, elle est partie. Je ne peux m'empêcher aujourd'hui de construire de temps à autre des radeaux de fortune pour m'approcher quelquefois de son vaisseau. Je la vois peu. Je la distingue à peine. Elle vogue sur la ligne d'horizon. Elle me sourit encore, voiles dans le dos. Noble, elle me souffle toujours des politesses. Et je retourne, je reste avec ses silences sous les nuages de la côte sur laquelle j'ai échoué.
Mafate - Novembre 2006
Qui as dit qu'on ne pouvait pas voir de coucher de soleil au petit déjeuné le matin ?
03 juin 2007
Cupidon sur la Jetée
Cupidon se baladait inconnito sur la jetée de St Pierre. Il portait un pantalon baggi et un T-shirt large pour cacher ses ailes. Il se faisait passer pour un petit enfant blond, pour un petit surfeur de l'ouest.
Moi, me baladant également, je suis passé derrière.
Comment vous faire partager mon plaisir d'avoir constaté que l'inconnito, mains dans les poches, avait changé quelque peu l'atmosphère ?
Comment vous expliquer qu'un léger vent d'amour s'était levé ?
23 mai 2007
Cupidon

Qu'y a-t-il derrière cet ange et son arc ?
J'en viens a me demander si l'amour est une flèche décochée ou une main nerveuse qui vous attrape.
29 mars 2007
Message d'amour
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Spéciale délicace à ceux qui veulent que ça percute.
Nique sa race les mots.
Yes I !
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Signé Tête de B...
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22 mars 2007
Mon coeur
Dessins faits avec la lune et la pose longue de mon appareil photo. Ensuite j'ai fait un petit montage
Ne me parlez plus de mon coeur !
Laissez moi regarder ailleurs.
Et mon nombril...
Je le fuis, le tour de mon nombril
car j'y vois des larmes qui coulent !
Les armes de mon coeur roulent-boulent.
Mon ventre devient le tapis d'un billard.
Les boules qui s'entrechoquent sont bleues.
Et lorsque mon cœur perd au jeu,
Bon dieu ! Tout explose et ça mouille ! Atteint au visage, mes yeux sont rouges. On dirait que je pleure.
Mon coeur est mauvais perdant. Salaud !





















