12 janvier 2008
Il vivait sur un nuage...
Il vivait sur un nuage et voilà des années qu'il voyageait ainsi.
Il regardait les autres et les objets terrestres de haut. Il ne voulait pas descendre.
Il restait la tête en l'air, heureux de ne rien avoir d'autre que le ciel bleu, les couchers de soleil et les étoiles à contempler.
Mais tous les nuages finissent par grossir et perdre de l'altitude. Forcement son gros nuage vieux de plusieurs années finit sa course accroché au sommet d'une montagne.
Fini les voyages. Alors il resta encore quelques temps. Et un nuage immobile ça grossit d'avantage.
Notre bonhomme tourna en rond.
Il réfléchit beaucoup pour rien. Ses pensées jouaient avec les oiseaux sans jamais aller trop loin.
Le bonhomme finit donc par descendre. Descendu de la montagne, il se retrouva les pieds dans la boue. Sous les gros nuages, il pleut.
08 décembre 2007
Ckefran le terrible
Ivan ! Terrible ! Barbare ! t’es où ?
Quand arrive Ckeufran sur ses 8 roues !
Le soleil déchiré écrasé dans le dos comme une vulgaire pizza
Ckefran est laché comme le vomi explusé de l’estomac, du foie.
Ivan t’es où ? Planqué !
Ckefran à pulvérisé la rampe maintenant 10 m dessous.
Ckefran le terrible envoie de la puissance à faire palir Sangoku .
« A mort la poule ! » et "Super Créole" :
Avec Ckefran les vidéos cacos volent.
Et les rats des sons sortent et le suivent pour griller les oreilles
Des fourmies qui font la gueule, des sousmis, des besogneuses abeilles.
Et Ckefran, à coté de Dyonisos, se porte à merveilles.
Ils lui avaient tous promis l’Olympe...
promis les meufs aux seins à jamais durs
sous de légers voiles, pour sûr !
Ckefran n’en a voulu qu’une : une géante pour épouser ses courbes en faisant des slides,
sur sa peau, déesse de béton et de fer sans foret, sans poils.
Il a descendu les pentes jusqu’aux gouffres les plus profonds
Mais là encore, quand il se posa en douceur avec son parapente,
La lumière déchirée du soleil englué sur son dos faisait tout remonter :
Monstres, dieux et titans !!! Tous remontés avec la lave des volcans.
Regard vers le haut, chevelure en bataille,
A insulter toute cette racaille.
"Ces canailles !"
Qui, en le voyant, ont fini de jouer les gros durs.
Les monstres calmés sirotent maintenant des menthe à l’eau sur la plage
Et les pingouins surfent les vagues sous le ciel azur
Ckefran ! Terrible ! Heros national qui à fait de la Terre un truc pas banal !
Je tiens à préciser que, même si il est inspiré d'une personne en particulier, ce personnage est complétement fictif.
28 octobre 2007
Les Pensées Ecrites
Aveugles et ivres,
Elles montent haut le temps d’un soupir
Pour finir poussière dans un livre.
Confettis dans une bibliothèque
Qui dans 100ans, feront 1 seconde de sourire
D’un vieil homme penché sur un discours d’aztèque.
Les papillons se nichent dans la poussière épaisse pour perdre leurs couleurs et devenir “de nuit” pour quelques insomiaques, loin du jour et de la vie.
28 juin 2007
Le slam crevette
LA PHOTO : St Pierre - un truc qu'un mec a dessiné sur un mur... à la bombe
UNE PETITE DÉFINITION AVANT DE COMMENCER : kraken : pieuvre gigantesque mangeuse de bateaux
Il est dur de clamer que mon premier slam n’est pas une aude mais une onde.
Je le clame. Je me pose en poseur de bombe.
L’explosif ? J’opte pour l’artisanal.
J’opte pour la bombe-homme.
Attention ça crache des mots mis sous pression et qui percutent
Pour allumer la mèche : bah… j’ai ma cloppe.
Mon corps est cet atelier d'où rien ne sort en état de marche.
En moi, les ouvriers-branleurs manquent toujours de détonateur...
Alors, sur moi, je n’ai que des retardateurs.
On fera avec
…
Le tout de ma fabrication tient sur des baskets.
La bombe-homme se cache dans un pantalon et une veste.
(là il faut crier) " Mon premier slam n’est pas une aude mais une onde !!!!!!
Un kraken gigantesque contre le monde !!!!!! "
EXPLOSION !
L’explosion transforme la bombe-homme en une pieuvre géante en basket ?
Yes. ! Oui mais le kraken est pourri.
La preuve : il a gardé une forme humaine.
Des bred-locks pour les tentacules
Le zourit est nul !
Et à la place de sa bouche, un bec.
Mince : moi qui voulais un slam gigantesque,
Je déchante : mon kraken est une crevette,
Une petite pieuvre légère mais qui, ici, fait pistoresque
Mon slam bave un peu
Et il a un gros smile (avec son bec).
Et de ses tentacules (gluantes un peu), il tape fort le bitume.
Il décolle.
Partout où il passe, des flaques de colle.
Putain : c’est dégueulasse ! " Gros con ! "
Trop tard : il se barre en faisant des bons.
« Bon… bonne chance. »
Bon bonne bombe ! boum !
Tu dois toucher tout le monde !
Mais n’oublie pas : dans mon livre
Tu percutes mais tu ne blesses
ni femme, ni enfant,
ni noir, ni blanc,
ni hommes, ni éléphants.
Donc mon zourit est tout de même un kraken à l'échelle du Papi Yon
16 mai 2007
Les sots métiers (que va-t-on perdre dans les années à venir ?)
saut : Il n'y a pas de saut métier
pelle : mais on ne trouve pas non plus de taf à la pelle...
ouvrier : Ouvriez vous donc vos yeux,
chantier : Ou chantiez vous ?
bah...
danser : "dans" c'est maintenant !
" Oui ! Dans l'fond !
Prolos ! "
Autoportrait d'un poisson coffre qui ressemble à un Marlychois (Marlychois = autre espèce de gros poisson gonflant)
J'ai remonté ce texte : ce texte d'avril devient un texte de mai. Vous imaginez bien pourquoi...
28 avril 2007
Indélébile
Indélébile est ce souvenir débile.
Indélébile est ce souvenir de moi.
Je suis la caricature de ce que je n'aime pas. Je me frotte à ma mémoire, le matin, posté devant la glace, devant le miroir. Putain de merde : t'es qui toi ? J'te préfère dans mes rêves. Je te préfère dans nos histoires qui ne sont pas d'ici, qui sont loin de tout ça. Indébile et ils sont tachés les actes manqués et ceux que je ne manque pas. Quand je parle de moi... oh non je ne peux pas. Quand je parle de moi... aaarh merde : non pas ça ! Quand je parle de moi... arrête ! j'enrage et ça se voit.
Canalisation des Orangers. Mafate. Une bibe
23 avril 2007
L'envie d'exister
St Denis est faite de rues et de maisons.
Le soir, habit, bouteille : autre dimension.
St Denis est faite de maisons.
J'suis seul au volant. Radio, lampadaires, rues,
toujours les rues, toujours les maisons... obscession.
Je fume une cloppe. Le sombre galoppe. Le sombre que mes phares chassent.
St Denis est faite de maisons.
Et la voilà, celle que je cherche, avec son drôle de balcon.
Je me range, je m'arrête, je coupe le moteur et je cherche la bouteille.
Plus de bruit, silence, soupir, un chien errant qui traverse...
puis la portière que j'ouvre...
mais pour quelles raisons ?
Raison de vivre,
Vivre des soirées,
Ambiances feutrées,
Où règne l’envie, e
t l’envie d’exister.
St Denis - Colline des Camelias
Soirée
Flou de bougé réalisé à la prise de vue
09 avril 2007
I'm a photographe
Je cherche la couleur de mes yeux... espoir ?
Mais dans la glace, mon reflet m'aspire.
Mes yeux sont un trou noir.
Ils sont la boite métallique noire.
Ils me rendent fou.
Ils captent.
Rien ne m'échappe.
Mais je ne suis qu'un homme.
Et quand je fais la somme,
Toutes ces profondeurs que je touche
Deviennent des choses de surface.
Superficielle, toute beauté est un graphe.
I am a photographe.
Avec l'aimable participation de Feu Follet qui a permit a ce pauvre texte d'être un peu plus compréhensible. Merci.
22 mars 2007
Mon coeur
Dessins faits avec la lune et la pose longue de mon appareil photo. Ensuite j'ai fait un petit montage
Ne me parlez plus de mon coeur !
Laissez moi regarder ailleurs.
Et mon nombril...
Je le fuis, le tour de mon nombril
car j'y vois des larmes qui coulent !
Les armes de mon coeur roulent-boulent.
Mon ventre devient le tapis d'un billard.
Les boules qui s'entrechoquent sont bleues.
Et lorsque mon cœur perd au jeu,
Bon dieu ! Tout explose et ça mouille ! Atteint au visage, mes yeux sont rouges. On dirait que je pleure.
Mon coeur est mauvais perdant. Salaud !


















