Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

18 janvier 2008

Rouge maloya maloya.

ombre_lumi_re_WEB

Rouge maloya maloya.

Les épines du cœur,

Mon amour et leur voix.

Rouge maloya maloya.

Une fleur qui s’ouvre.

Une fleur ! où ça ? où ça ?

S’ouvre… maloya maloya.

Arrache la vie autour

Pour une danse : ko ça, lé ça !

Rouleur,

Kayambe,

Douceur,

Puis tremble.

Cyclone,

Alizées,

Puis 20 décembre.

sur not’ tête comme l’papangue

plane ! maloya maloya.

béton, villes et routes

comme ravine et nature grand’ bout’

plane au-dessus par notre souffle

plane au-dessus par not’ voix

plane au-dessus par nos bras

et reste invincible

musique du cœur

puisque not’ cœur, eck li, li gagne une force paisible

Maloya.

Posté par Papi Yon à 21:58 - 03 - DELIRES - Commentaires [13] - Permalien [#]

Commentaires

enkor un ker

Ral un maloya ambiancé
Sa li rapel a mwa un tan rempli de douceur
Ral un maloya de lamour
Sa lé si dou pou mon tét
Et i vog mon zezer ver dot sable plus ver
Et mi pleur sou mon ker
Non, non, non
Mon kor i rempli de ton promes
Poukoi ou lé parti?
Tel lamour i arriv, i sa va , i sa va, i s va loin........................................................
Mon kor lé juste sec
Sans lo de tes mots
Mon kor lé juste sec
Pa de vie
Pa d'espoir pou demain.
Juste la douler
Alor, kom ou, mi trap mon kayemb
Kom ou, mi chante kosa mi né plu capable de defér
Et plus mi chant
Plu le soleil i lév dans mon ker
Ah sa! Mwa mi croi que maloya
I la fé renaître a mwa
Ti lamb, ti lamb
Mwa lé pa préssé

Posté par elodine, 19 janvier 2008 à 19:11

( Qui est Elodine ? )

Et tombent des perles nacrées, délicates, joliement, savamment déposées sur la plage qui est la frontière de mon monde et du sien...

Hum hum. Tu dois être une huitre ou un coquillage fantastique. Peut-être te transformes-tu pour venir déposer ces bijoux jusqu'ici.

Où non. Je me trompe surement. Tu es un oiseau de passage laissant négligeament tomber sur ma terre des plumes d'argent.

Où peut être es-tu l'esprit d'un volcan qui a besoin d'exploser, rugir pour faire vivre et mourir doucement des scultures de basalte.

huitre,
oiseau,
ou esprit de volcan... qui es-tu Elodine ?

Et puis je n'ose pas continuer ta pensée. Face à l'éclat, je me cache et je me dérobe.
J'ai peur.
Non.
Bon.
J'y vai.
Maloya.

Posté par Papi Yon, 20 janvier 2008 à 10:55

Maloya. Réponse à "enkor un ker"

Mes ancêtres vivent loin d'ici.
Certains d'entre eux sont quelque part là-haut sur la montagne d'Algérie.
Les autres naviguent et volent au dessus de la mer verte et des falaises de granit rose.

Le maloya n'est pas de mes racines. Mais le maloya est un arbre qui protège celui qui s'y abrite.
Je viens m'y asseoir, dessous, parfois, et j'écoute le vent dans les feuilles-kayambe et la musique des bois, du tronc-rouleur, et branches.
J'écoute et je pense... Je pense à : « Sans lo de tes mots… »

Lo de ses mots vient d'une fontaine de pensées bien amères...
Ecrire c’est poser ces pensées sur un filtre-buvard.
Parfois, il y a bien que sur le papier qu'ils peuvent être bon à boire.
Le reste est trop d'impuretés

Posté par Papi Yon, 20 janvier 2008 à 16:51

Un mot pour le sur-sur-post

J'ai encore oublié qui est donc Elodie, tu es belle quand tu parles mais je ne t'entends pas pour un peu différent, je ne te comprends pas sauf de sens et aimant, tu es belle ou sinon au doux parfum de mai, qui berce mon essence de pimentés secrets, aux cheveux longs, aux yeux posés, aux courbes infinies et marquées dans la voix, que je ne comprends pas sauf pour qui de toi il m'avait toujours plu (qui est donc Elodie).

Posté par J., 21 janvier 2008 à 14:48

mon histoire vient de toi

Rêve-moi de papier et de sang
Mais ne me demande pas qui je suis
Ici je suis là
Telle que tu me lis
Ailleurs, j'ai ma vie
Faite de pas et de bruits
Je t'ai déjà rencontré
Loin du secret
Tu m'as invité au delà des distances
A venir te visiter
Ici dans ton doux monde de poésie
J'aime venir te lire, te regarder
Tu m'as offert un peu de liberté
D'immobilité
J'ecris comme je ne parle jamais
Et je suis devenue pour toi
ce que dans la réalité je ne suis pas

Bruissement de l'eau des ravines
Inaccéssible
Toujours en fuite
Cherchant l'océan comme un apaisement

Posté par elodine, 21 janvier 2008 à 16:09

é et pa

Attente dans la voix - doux soleil -
Elodine et Papi ont une histoire commune.

Je prends une chaise et j'attends pour la suite (les belles histoires ne meurent jamais)

Posté par J., 21 janvier 2008 à 16:30

L'eau

Ainsi alors tu es de l'eau me coule entre les doigts et je n'ai plus qu'à (pluka) fermer les yeux pour ressentir ta force et ta fraicheur.

Ok ça me va !

Je ne chercherais pas à capturer ton identité dans une bouteille en plastique. Mais je te préviens : à chacun de tes passages, de tes méandrandres t'amenant dans ce monde, je plongerai la tête la première. Je suis assez contant que tu n'ai pas trouver la mer.

La véritable question que je me posais n'était pas "mais qui est Elodine ?" mais plutôt "mais qu'est-ce que ça veut di re : Elodine ? Pourquoi : Elodine ? "

"Elodine" c'est bien ce mot que je ne comprend pas et qui me tracasse. Je proteste !

Bref passons.
C'est cool que tu sois là. Bienvenue et merci.

Bon et après :
Eyh ! J. ! Tu vois un S. dans les mots d'é.
Hum hum.
Un S. ou un Serpent-qui-ondule (comme ce titre de poème).

Les écritures sont parfois sensuelles et tant mieux !

Posté par Papi Yon, 21 janvier 2008 à 16:37

ki de lo

Lo ki danse su les voaws du kabar
Son zistoir, li zuziot doucement, doucement...

Lo ki bouz les galets
Ti bout pa ti bout
Li chanz, li erode
Poin trop peu lé assez.

Juste une onde qui chante
Suffit écouté
Tout est dit

bonzour, mi appel Elodine Riviére

Et toi qui est-ti Papi?
Raconte-toi et rencontre-moi

Je te souhaite plus et entier
Fractionné
Etayé
Affranchi de tout sauf de toi

Posté par elodine, 21 janvier 2008 à 17:03

S. et après ?

S. comme Sensuelle ? Suave ? Svelte ?

Ou Sexuelle comme un Serpent-qui-ondule ?

S. comme Sifflote en passant.

C'est une histoire d'eau, de mer, de passions.

J'aime assez.

Posté par J., 21 janvier 2008 à 17:18

Réponse à "ki de lo" & "S. et après ?"

Si il faut de je vous raconte ma vie, nous en avons pour la journée parce qu'après le Papi Yon meurt.

Elodine ? T'es là ? Dis moi comment se fractionner, s'étayer et rester entier quand on se sent tout mou. Ouh lala. Je baille. Je baille tout le temps. Je baille en continu et je dors dès que je peux.

C'est triste d'avoir que des rêves pour vivre au final de tant d'années à marcher plus ou moins vite. Bref.

S. et après ?
S. comme "Rivière et ses méandres" ! Voyons.

Ce soir je suis en colère. C'est de la faute de la fille aux yeux verts. Il faut que je trouve un espace où je peux crier tout ce que je peux.

Je veux un univers entier qui me secout, qui me pousse et que je frappe. Comment faire, putain ?!

Posté par Papi Yon, 24 janvier 2008 à 17:59

au-delà de l'instant

C'est quoi "être mou"?
Mou, c'est pas un état définitif.
Tout est de passage.
Pas de notion de stablilité à opposer à celle d'instabilité.
Tout se mélange.
Une phase fait place à la suivante.
C'est ça l'équilibre: le mouvement,l'adéquation synchronome ou non de tous ces états.

Posté par elodine, 24 janvier 2008 à 21:20

Recette

Recette d'un univers entier à secouer :

Ingrédients :
- une mer
- une greve
- des rochers
- des vagues qui s'éclatent en bruissements violents et portés par le vent
- toi

Préparation :
- partir au petit trot le matin tôt ou en nuitée
- arriver sur la grêve
- monter sur un rocher
- se tourner vers la mer, sentir les embruns fous
- attendre un peu (5 à 10 bonnes minutes)
- souffler forts et de plus en plus, en serrant la machoire
- à un moment donné exploser
- continuer à crier jusqu'à ce que la mer se taise et que l'horizon se fasse moins arrogant
- s'assoir vidé
- se laisser bercer par la carresse du monde, blotti sous les cieux sombres
- voilà

Posté par J., 25 janvier 2008 à 18:06

voisin de marly, voisin de maurice

mo marie kontent trouve n blog eck n kantité photo. Moi ki conten foto mo trouve blog la marie zoli taï. Mo n camarade to frer damien, to koné li kouma mo frere mo konten li aussi, li kine dir moi vine trouve blog la, lér la mo fine trouve blog eck sa kantité poeme, eta n bon gosson kine fine fer sa continié piti, ta mo met blog la dans mo favori

Bonne continuation à toi ton blog est térrible photos et poémes d'une rareté grandissante. J'ai adoré le poéme "maloya maloya" malgré que je soit amateur de séga. Je suis William un petit franco-mauricien de 21 ans qui vit a Guyancourt en france et qui compte ton petit frére Damien parmis ses meilleurs amis(d'ou cette visite). Peut être a un de ces jours ciao (ps: envoi un peu de soleil ds une enveloppe)

Posté par William, 21 avril 2008 à 02:28

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