Le Blog Merveilleux de Yann

De mon île, on voit passer les alizés. Moi, sur le versant nord du volcan, je hume, j'attrape et je jette sur la toile ce qui passe. La table est prête. Je vous invite.

11 octobre 2008

Etrange promenade

Connaissez-vous une de ces promenades au bord de la mer ? Avez-vous déjà traîné, derrière votre personne quelque peu négligée, une démarche tranquille sur un de ces dimanches soirs comme on promène un petit chien rigolo mais au regard triste ?

Imaginez alors que cette promenade est peuplée de passants nonchalants et de jeunes couples. Les uns laissent naviguer leurs pensées solitaires entre le ciel et l’eau. Et les autres, dans des bulles, centrent leur attention sur les exploits quotidiens de leur progéniture chevauchant un tricyclique en plastique. Les enfants dessinent, le bras tendu, armé d'un jouet tout en couleur, des courbes, des dessins éphémères, dans l'herbe, le sable et l'air.

Voici les comédiens du théâtre humain du moment.

Pendant ce temps, le soleil semble s’assouplir dans un canapé de nuages. Il ne tardera pas à plonger doucement dans les bras de Poséidon. Encore heure a savourer avant que tombe la nuit. Vous n'êtes pas encore convaincu que le week-end est fini. Vous en profitez à cette façon qui fait des dimanches soirs de notre monde pressé les soirs les plus emplis de calme.

Une personne devant vous regarde l’océan. Puis, quelques mètres plus loin, ils sont deux à regarder dans cette même direction et ils commentent en s’exclamant. Mais ils commentent quoi ? Et en cherchant à comprendre, on cherche des indices. Sur l’océan, rien. De plus en plus de gens font point sur la courbe de la jetée et regardent la même chose. Mais, dans un premier temps, indigné, vous ne voyez rien. Vous continuez donc à décrypter leurs réactions. Vous choppez au vent quelques brides de phrases.

Oui. Vous avez compris. Le voile se lève sur la nature du spectacle que donne l’océan mais vous restez figé sur les spectateurs. Leur main est levée et droite en guise de visière au front.

Ils regardent une baleine, voilà tout.

C’est leur réaction qui vous interpelle : une réaction que vous trouvez plus énorme que le cétacé. Une force se dégage de leur attitude commune, de leur être tourner vers l’océan à la recherche d’une bosse apparaissant et disparaissant sous les flots.

Ils sont étonnamment beaux... mais pourquoi ?

Tout simplement parce que cette petite foule regarde loin, la face levée au vent. Nous sommes parfois un petit peuple qui regarde vers la mer en oubliant le monde derrière.

Dehors la société des espaces confinés et des petits-mondes-réseaux (déesse borgne et mal coiffée) pour regarder un tableau, un film réel qui ne dégage rien d’autre que de la beauté tendre et sauvage en mouvement dans un paysage immense et pur.

(texte écrit en août et rendu plus lisible ce week end)

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09 octobre 2008

Soirée Daniel Warro au Moda Bar

Le génie du kayamb

08_genie_du_kayamb













Le kayamb était posé.
Depuis longtemps personne ne l'avait touché.
Mais la poussière, soudain, s'est levée de cet instrument qui semblait inanimé.
Dans l'air parfois, comme l'orage, maloya li plane.
Hier soir (je l'ai vu) l'esprit en est sorti.
Savez-vous ce qu'il à dit ? ...

Enfant tambour battant
32_musicien
_ Enfant ! Que fais tu ?
_ Je met du rythme dans mon monde d'enfant. Comment pourrais-tu comprendre : tu es trop grand.

Pourquoi l'homme ferme les yeux ?
11_regis_et_les_regissettes
Parce que, de tant de beauté, il faut se protéger.
Icar s'est brûlé les ailes
et nous, simple mortels, nous volons avec nos 5 sens.
Voilà pourquoi, parfois, on ferme les yeux.

Discret...
20_spectateur_discret
... et je ne peux
retirer ma main de ce mur rugueux.

Quelques formes et lumières mouillées sur du papier buvard
15_musiciens

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05 octobre 2008

Répétition Roulèr Killèr

Ne cherchez pas cet endroit : il n'existe plus ! Mais qu'importe. L'énergie et les gens sont toujours là. Le groupe et ses instruments continuent à faire planer des morceaux de Maloya ici et là.

Au pied du mur

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Mais quelles sont ces ombres qui donnent au graphe de la vie?

Esprit
05_esprit_kayamb
Ce lieu est-il occupé par des hommes ou par des esprits ?

Tapis dans l'ombre
01_ombre_de_regis
ils me font peur.

Envolée
23_un_dos_assez_joli
Ma peur s'est envolée. Je ne comprend toujours pas mais il me suffit de la vue de ce dos pour me rassurer.

Regards amusés
07_tryo_d_un_apres_ou_avant
Maintenant que je les vois, je me détend. Je m'assois et je prend une bière. C'est une bonne ambiance qui se règne ici. Ils sont tous là heureux de jouer, de discuter ou à écouter d'autres jouer.

12_pascal_et_virginie
Je tourne la tête.

14_il_jouait_du_kayamb_debout_lalala
Je tourne la tête. Je bois une gorgée de ma bière.

09_jean_apotre_prof_encadre
J'écoute de loin le prof donner sa leçon.

04_yaelle_et_son_bras
Impressionné, j'observe attentivement les musiciens dompter leur instrument...

16_mains_dans_le_dos
...et faire ces danses dans le but de les amadouer.

08_ben_sous_l_echelle
Je sent bien que tout ces gens sont placés sous une échelle. Ils sont prêt à monter.

02_le_rouler_qu_elles_portent
Alors ils s'en vont instrument sous le bras. Ma petite histoire est finie.

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11 juin 2008

M. Robert

Près de la mer, j'ai croisé M. Robert.

Assis au Barachois,
sur un banc,
sous ces arbres aux fruits salés,
à la lumière d'un réverbère,
dans ce parc où passent des rats,
dans la nuit,
sous les alizés, à cette époque, froids,
je fumais une cigarette.

C'est alors qu'est venu M. Robert pour me parler.

M. Robert est bossu, ventru, avec un t-shirt sale et des savates deux doigts. M. Robert ne marche pas droit. Il semble qu'il tienne debout en se raccrochant à sa bière.

M. Robert à un visage marqué, buriné, avec un nez transformé en éponge sensible attirant toutes les effluves alcoolisées, pourquoi pas celles de sa bière dans ce froid.

Ce nez, est-ce une autre manière de tenir debout ? M. Robert s'est arrêté.
Il a laissé passer quelques bourrasques faisant danser cannettes, papiers, cartons de pizza froids et délaissés. Puis l'homme à la dérive approcha lentement mon banc comme un petit bateau approche un port.

Voilà : Nous étions tous les deux au banc amarrés. Entre nous deux la petite bouteille en verre qui bientôt sera peut être bouteille à la mer, vide, sans message... sous ce vent, ces nuages !

Dans sa main droite et dans ma main gauche brulaient maintenant pour chacun une roulée. Les fumées de cigarette, avec force, s'échappaient. Nous, on restait.

Nous avons fini par causer puisque nous regardions tout deux la même chose : la procession des feux rouges des véhicules motorisés, au loin, au pied de la falaise, au surplomb de l'océan indien.

Les voitures étaient loin.
Les gens étaient fous.
Il était difficile pour M. Robert d'exprimer ces idées.

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17 novembre 2007

Jeune fille assise sur la colline

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Ils se baladaient dans le parc quand ils aperçurent la jeune fille là-haut sur la colline.

_ ça s'arrangera ?

_ Oui biensur. Je le pense. C'est une histoire de temps. Regardez ces enfants ! Je parie qu'ils l'aiderons à descendre cette colline.

_ Elle partira donc.

_ Oui.  J'en suis sûr... Mais cette colline sombre sous un ciel déchiré restera le théatre de ce malheur passé.

"_ Je comprend. Hum.

Tu sais mon ami : il y a quelques années de ça, les hommes de mon village discutaient autour d'une table. Moi, sage, à coté, j'écoutais. L'un d'eux clamait que le bonheur n'est pas un voile blanc.

Il raconta aux autres que le bonheur est un élément du paysage que la vie peints parfois à la plume, parfois au couteau. Ainsi vont nos souvenirs blottis en nous, éléments d'un tableau sans arrêt plus riche.

Notre bonheur est justement le regard dessiné au centre de ce tableau.

( Qu'il soit un portrait ou un paysage, tout tableau vous regarde pendant que vous le regardez. )

La vie continue de peindre sur la toile... peindre avec des touches de couleur... peindre avec le blanc indispensable... et peindre avec le noir.

Le noir a bien malheureusement sa place dans le tableau. Il donne la force au aux couleurs, il cadre, il intensifie. Nous devons faire avec. "

Il raconta cette histoire, sa métaphore calmement. Son compagnon l'écoutait en silence fixant la colline et la jeune fille maintenant rejoint par les enfants.

"_ Hum. C'est beau ce que vous me racontez là. Allons-nous en. Quand pensez-vous ? Il commence à se faire tard pour nos vieux os. Allons finir cette partie qui nous attend."

Et ils partirent tous deux, les mains dans le dos. Leurs deux silhouettes de vieil homme allaient dans le parc, oreilles attentives aux chants des oiseaux, s'enfonçant tranquillement dans la nuit qui tombait.

- Photo faite à St Denis, près de la médiathèque - un soir - inspirations : Océan Mer d'Alexandro Barrico ; des histoires entendues ; des personnes rencontrées -

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28 octobre 2007

Huile

Elle dansait comme la flamme d’un feu que l’on ravive. Elle dansait. Elle était une mare d’huile d’or et chaude, elle qui frétille sous une robe immense qui s'étale sur la mer sublime.

Je dansais de voir cette flamme debout dans le ciel bleu. Le corps comme l'habit dans la quasi transparence. Caméléon copiant à la perfection la beauté de l'univers enchanté de mon rêve.

Quelques courbes, rapidité de feufolet, jets tels les éruptions d'un volcan puissant, épousant le corps lumière de femme dans la lumière du monde. Oooooooooh.

Elle dansait sur ce monde plat en forme de galette sous le ciel et ses nuages... Océan-monde plât comme la Terre d'avant Gallilé. La belle danseuse de jaune leva les bras et moi je vis la forme parfaite d'une endive.

"Mais si : une endive élégante dans une robe d'huile ! Et voyez comme elle est belle." répondis-je lors de l'interview d'un micro-trotoir sur la mer miroir. Il ne comprennent rien ces journalistes scooter des mers. En plus il faut se baisser parce qu'eux, ils ne flottent pas dans les airs.

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19 octobre 2007

Ange & démon

les_fesses_de_l_ange

Le soir, la vie est balais de lumières sur fond noir. Se détachent alors des ombres qui végètent puis ondulent doucement.

Le soir est coton dans la chaleur des nuits étoilées de la Réunion.

Et, sous les étoiles, volent des serpents à plumes puis glissent des femmes rouges comme la terre aux yeux auxquels on ne peut dire non.

ange_demon

.

.

hôtel des Aigrettes

.

St Gilles les Bains

.

Un soir

.

.

.

antennes

Alors dansent les lucioles et tourbillonnent des petits courants d'air de dessins japonais. L'atmosphère devient électrique :

il fait lourd...

trop chaud...

.

.

.

la_carte

               .

Ainsi dans les bars, rodent ces ombres et quelques hommes en sont contraints de commander de la mythologie pour se défendre et survivre en vain.

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01 juillet 2007

L'encre azure

falaise_copieVaincre le monde... Il sait parfois que, pour cela, il faut qu’il écrive.

Petit bonhomme tout crayonné et tout gris, il se sent au fond d’une ville aux murs sales. Et, de toute part, se dressent des remparts.

Il faut bien lever la tête pour rêver.
" Lève la tête ! "
En haut, au début, c'est le néant.
Le petit homme écrit puis, sur la toile vide, le ciel arrive. Le ciel avance. Il est dur comme le fer et bleu bleu bleu... comme ce n’est pas permis.
Mais quoi lui interdire au ciel ? Au ciel tout est permis !

Alors le ciel casse des murs et il crée des horizons.

Le petit bonhomme a moins peur. Il se sent porté par l'encre azure loin des murs sales.

Il voit la mer. Il voit tout ce qu’il veut voir.

Je suis ce petit bonhomme. Et c'est moi qui raconte. Alors je n'en fais qu'à ma tête. Je me transforme en nuage pour disparaître. Allé ! Je deviens ce ciel de métal !

J'invente et, loin de la réalité, les univers apparaissent. Posez-vous et imaginez :

Un jardin et une femme sur une chaise élancée ; l’odeur du jasmin et du thé ; la lumière, qu’un feuillage épais fait danser.

Et tout peut disparaître pour laisser place a une gare, à de la brume, puis à des monts enneigés...

J'écris : cela me permet de fermer les yeux...et de dormir tranquille...
éh oui : pour me reposer il me faut un univers entier. Il faut au moins cela pour se sentir libre.

 

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28 juin 2007

Le slam crevette

LA PHOTO : St Pierre - un truc qu'un mec a dessiné sur un mur... à la bombe

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UNE PETITE DÉFINITION AVANT DE COMMENCER : kraken : pieuvre gigantesque mangeuse de bateaux

Il est dur de clamer que mon premier slam n’est pas une aude mais une onde.

Je le clame. Je me pose en poseur de bombe.

L’explosif ?

J’opte pour l’artisanal.

J’opte pour la bombe-homme.

Attention ça crache des mots  mis sous pression et qui percutent

Pour allumer la mèche : bah… j’ai ma cloppe.

Mon corps est cet atelier d'où rien ne sort en état de marche.

En moi, les ouvriers-branleurs manquent toujours de détonateur...

Alors, sur moi, je n’ai que des retardateurs.

On fera avec

Le tout de ma fabrication tient sur des baskets.

La bombe-homme se cache dans un pantalon et une veste.

(là il faut crier)  " Mon premier slam n’est pas une aude mais une onde !!!!!!

Un kraken gigantesque contre le monde !!!!!!

"

EXPLOSION !

L’explosion transforme la bombe-homme

en une pieuvre géante en basket ?

Yes. ! Oui mais le kraken est pourri.

La preuve : il a gardé une forme humaine.

Des bred-locks pour les tentacules

Le zourit est nul !

Et à la place de sa bouche, un bec.

Mince : moi qui voulais un slam gigantesque,

Je déchante : mon kraken est une crevette,

Une petite pieuvre légère mais qui, ici, fait pistoresque


Mon slam bave un peu

Et il a un gros smile (avec son bec).

Et de ses tentacules (gluantes un peu)

, il tape fort le bitume

.


Il décolle.

Partout où il passe, des flaques de colle.

Putain : c’est dégueulasse ! " Gros con ! "

Trop tard : il se barre en faisant des bons.

« Bon… bonne chance. »

Bon bonne bombe ! boum !

Tu dois toucher tout le monde !

Mais n’oublie pas : dans mon livre

Tu percutes mais tu ne blesses

ni femme, ni enfant,

ni noir, ni blanc,

ni hommes, ni éléphants.


Donc mon zourit est tout de même un kraken à l'échelle du Papi Yon

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14 avril 2007

Lilie

Lilie est partie.

Avant de fermer la porte, elle a embrassé grand père. Elle lui a dit qu'elle partait pour l'Espagne. Et dehors on klaxonnait. "Lily ! Dépéche toi ! On t'attend tous.".

Lilie est partie comme un courant d'air d'avril, c'est à dire après un grand soleil. Serrée à l'arrière de la voiture à Jo, derrière "la titinne", ou aussi la "Jo's Mobile", Lilie, tête basculée sur la vitre froide et un peu sale, faisait des grimaçes face à la glace. Elle ne put s'empêcher de pleurer en regardant filer la campagne dans son habit vert et tendre.  Elle pensait qu'au printemps, un arbre en vallait dix.

Elle se redressa
_ Au printemps un arbre en vaut dix !
Jérémy fumait une cigarette
_  Oui. Ils sont droits, fiers, laissant danser leurs nouvelles feuilles avec le vent. Nous aurons besoin d'eux.
Jo se pu s'empêcher de se marrer
_ Vous pensez déjà à faire la sieste les enfants ?
Puis ils les regarda l'un après l'autre. Il souriait mais ses yeux le trahissaient. Il était toujours aussi triste. Il fallait encore du temps

...

Posté par JO : changement de parcours

Oui, du temps, du temps pour accepter, intégrer que Flo ne serait pas du voyage; ni celui-ci, ni un autre. Elle faisait la sieste pour toujours, elle adorait faire la sieste...
Lili senti que c'était le moment de partager ce qu'elle avait retourné maintes et maintes fois dans sa tête; elle se lança.
" Pourquoi, n'irions nous pas en Italie plutôt?"
Jo eut un œil interrogateur a travers le rétroviseur, Fred se retourna bouche ouverte vers ce jolie brin de fille, aux idées un peu folles.
Lili ressenti le besoin d'argumenter
" Je sais, c'est bizarre, mais on l'emmène un peu avec nous comme çà"
Fred, eut un regard plein d’approbation ; çà venait de Lili, c’était donc, une bonne idée.
Il se tourna vers Jo, ce dernier était septique, ne sachant pas quoi dire visiblement son visage balançait entre l’envie de pleurer et l’envie de rire.
Un silence de quelques secondes s’installa, Lili se demandait si elle n’avait pas été trop loin, Fred n’était plus très sur alors que l’idée de sa belle, était une bonne idée.
La voiture continuait de rouler, Jo alluma une Fortuna rouge il en était dingue surtout depuis que…enfin, il demanda à Fred de lui attraper ses lunettes dans la boîte à gants, ce dernier s’exécuta nerveusement, ouvrit la boîte, le routard et une carte de la Toscane lui tombèrent entre les mains.
Lili très vive, compris tout de suite, Fred ahuri ne bougea plus, et Jo parti dans un grand éclat de rire qui entraina les deux autres, il avait eu cette idée la nuit dernière et comptait attendre qu’ils se rendent compte que le panneau Madrid serait remplacé par le panneau Milan.
Le voyage commençait

...

Posté par Mauricette : Une étrange rencontre

Les imprévus et les retournements de situations dans les voyages, il n'y a queça de vrai...
L'idée de partir en Italie aurait plu à Flo. Elle avait toujours voulu découvrir l'Italie mais n'en avait jamais eu l'occasion et maintenant il était trop tard.
Après avoir accepté, sans difficulté, de changer leur plan, fred, lilie et jo décidèrent de saluer une dernière Flo en traversant l'Italie, profitant de chaque moment de la manière qu'ils leur plairaient. Ils lui devait bien ça... Cette décision leur fit retrouver le sourire à tous les trois.
Après avoir passé quelques jours à Milan, ils reprirent la route, roulant au gré de leurs envies sur les petites routes entre Milan et Naples. Et Là dans endroit des plus déserts, se dressait au loin la silouhette d'une jeune femme, sac à dos sur le dos, pouce levé. Bien entendu Jo s'arreta (et oui, c'est encore lui qui conduisait) et lui demanda ce qu'elle faisait ici toute seule perdue au milieu de nulle part. La jeune fille lui répondit qu'elle s'appelait Momo (et que c'était un dimiutif, pas son vrai prénom). Elle expliqua qu'elle avait commencer un tour d'Italie en vélo et qu'au gré d'un véritable coup de mal chance, elle se l'était fait volé par un gamin qui passait par là. Enfin, elle conclue en leur expliquant que ça faisait trois jours que ce drame s'était produit et que c'était la première voiture qu'elle voyait.
Jo se retourna vers fred et lilie avec ce regard qui disait : "on ne va pas la laisser là quand même??!!" fred et lilie acquiescèrent. Il restait un peu de place à la Jo's mobile un peu en bordel, momo s'installa son sac sur les genoux.
momo très timide, trop peut etre, l'oeil resta sans rien dire pendant des kilomètres.
Jo comprit qu'un truc n'allait pas

...

Posté par Papi Yon : Etait ce un rêve ?

Momo dormait comme tout le monde. Tout le monde excepté Jo qui conduisait. C’est vrai que ce brin de fille était étrange. Elle fascinait Jo. Voilà plusieurs heures maintenant qu'il faisait nuit. Voilà plusieurs heures que Jo observait l'auto-stoppeuse dans son rétroviseur. Les lampadaires de Naples laissaient une lumière intermittente sur l'ange endormi. Pour un tel éclairage, beaucoup de critiques d'art auraient applaudi.

Cette pensée fit sourire Jo.

Les voici arrivés dans le quartier de Colbine pas loin de la rue Diva Cutuli.

"Ouf pas trop tôt. Il est tant que l'on arrive !" pensait Jo
"Ils dorment tous… Mince c'était là. J'aurais dû tourner. P… de M..."

Jo commençait a jurer entre ces dents comme il sait si bien le faire lorsqu’il entendit une petite voix qui venait de derrière. "_Flo... nous devions tourner autour des soleils... Flo... pourquoi tu es parti... mais moi je sais que tu es vivant... moi je sais... Flo... non... Pas labas... ils te tuerons !"

C'était Momo qui rêvait. Elle s'agitait doucement. Elle parlait si faiblement. Jo n'en cru pas ses oreilles. Mais comment… nom de dieu mais comment… mais c'était quoi ce bordel, les soleils. Mais ce n’est pas possible ! Un tas de choses étranges passa dans la tête de Jo en l’espace d’une seconde. Il roulait tout droit sous le choc et il se chuchota à lui même « Il faut que je me calme. Ce n’est pas possible. Ce que je viens d’entendre est lié à la fatigue. Je roule depuis.. je… ».

_ Jo ! Tu as entendu ?. » Lilie redressée, qui voulu d’ailleurs se mettre debout. Elle se cogna au plafond de la voiture. Elle était réveillée depuis quelques secondes mais bel et bien réveillée. « Elle a parlé de Flo. Elle a parlé de soleils ». Lilie criait.
« Calme toi bon sang. Calme toi Lilie. Regarde. Il y a un parking. Je m’arrête. Calme toi bon sang. » Jo tourna et freina sec peu après au milieu de la nuit et d’un parking de Naple prêt de l’auberge.

Jérémie se réveilla tout hébété. Lilie continuait à vociférer. Jo jeta un coup d’œil dans le rétroviseur. Il vit que Momo recrovillée, terrorisée, sans rien dire.

« Mais qui est cette fille ? Comment peut elle rêver de Flo et de ces soleils ? »

...

Posté par Mauricette : incompréhension

Encore complètement ahuri par ce qu'il avait entendu, Jo sortit de la voiture pris une profonde respiration et s'alluma une Fortuna, en espérant que ça l'aiderait à se remettre les idées en place.
Lilie commençait tout juste à se calmer quand Jérémie demanda ce qu'il se passait, il ne comprenait rien.
Jo tournait en rond autour de la voiture, essayant d'expliquer à Jérémie ce qu'il avait entendu, et plus il racontait, plus il se rendait compte que ce n'était pas possible : "comment cette fille, une autostoppeuse récupérer au milieu de nulle part pouvait connaître Flo ??", il n'arretait pas de se poser cette question sans cesse.

Jérémie, très terre à terre comme mec a dit : "faut qu'on arrete de délirer, là!!! ça doit etre une coîncidence ..."
- Comment peut elle savoir pour les soleils, ça ne peut pas être qu'un simple hasard !!!, reprit Lilie.

Il étaient tous les trois dehors, quand Momo sortit enfin de la voiture. Elle avait toujours ce regard, le même que lorsqu'ils l'avait pris stop, Jo s'en souvenait très bien, un peu mélancolique, mélangé à l'horreur du cauchemar qu'elle venait de faire

En alluma une deuxième cigarette, Jo lui demanda froidement, encore un peu sous le choc : "comment tu connais Flo et cette histoire de soleils?"

- Je ne comprends de quoi tu parles, je n'ai jamais entendu parler d'aucun Flo ni même de soleil de toute ma vie ... Expliquez-moi !!!

...

Posté par Papi Yon : L'auberge de la rue Diva Culini

La rue Diva Culini serpente tranquillement dans le nord de Napple. Sa parure pavée et les boiseries des magasins lui donne l'allure d'une d'une dame d'une autre époque. Nous sommes dans le quartier historique. En contrebas de la rue un grand virage fait la joie des enfants qui chahutent à vélo. Dans l'angle du virage, c'est l'auberge. Ce mardi matin à 5h00, Gomiché, le vieux de la rue descendit à son épicerie en face de l'auberge. Il avait coutume de prendre son café avec Angélo le patron avant de préparer ces rayons et ouvrir sa caisse.

Il poussa la porte sans frapper comme de coutume. Au lieu du silence attendu des grand matin, ils se trouva face à 4 jeunes gens qui semblaient débattre à voix basse avec beaucoup de passion. Il fit la grimaçe : ils lui avaient piqué sa table.

...

Posté par Feufolet : discussions matinales

Gomiché s'installa au bar sans un regard pour les étrangers. Voilà qui n'augurait rien de bon!Il n'était pas superstitieux mais le café de 5h doit être pris à SA table, c'est sacré!
Fabrizio sortit de la réserve et servit Gomiché sans qu'il eût rien à demander.
Tous deux, malgré eux, avaient une oreille qui trainait du coté de la table près de la fenêtre. S'y trouvaient deux filles, mais à observer le langage de leur corps, elles n'étaient pas amies.
Les deux garçons qui les accompagnaient contemplaient cet affrontement et se contentaient d'un hochement de tête de temps en temps.

...

Posté par Mauricette : Des questions toujours sans réponses

Le jour avançait un peu, les quatres jeunes étaient toujours autour de la table à discuter à voix basses. Parfois quelques éclats de voix parvenaient aux oreilles de Fabrizio et Gomiché, toujours au comptoir avec son café. Il le termina, reposa la tasse sur le comptoir, salua Fabrizio d'un léger hochement de tête avant de quitter l'auberge pour vaquer à ses occupations : il devait ouvrir sa boutique.

Elle était située à l'angle de la rue Diva Culini et la Francesco Carratioti, sur la place Gavour. C'est une petite échoppe de fruits et légumes comme on peut en trouver dans le vieux Naples. Gomiché pressa le pas, déjà quelques clients commençait à s'impatienter devant le rideau fermé. Après son café raté du matin, il sentit que la journée serait longue et pénible.

A l'auberge, Fabrizio desservit la table des quatre jeunes qui ne lui pretèrent même pas attention. Ils étaient trop absobés dans des questions sans pour se rendre compte de ce qui les entouraient.

Autour de la table, Lilie qeustionnait Momo sans qu'elle n'ait le temps de répondre. Jo, de son côté devait en être à sa dixième cigarettes depuis qu'ils s'étaient arrêtés sur le parking près de l'auberge. Il ne disait plus grand chose, il écoutait, sans écouter ; il était là sans être là.
La raison pour laquelle Momo ne répondait pas à Lilie, c'est qu'elle avait aussi, une multitude de questions qui lui traversaient la tête, qui n'avaient elles non plus aucune réponse. Ils étaient encore restés très évasif sur cette Flo et tout ce qui tourne autour. Alors, Momo coupa net la parole à Lilie, qui n'en finissait pas de son flot ininterrompu de question et lui dit : "J'ai autant envie que vous de comprendre ce qui se passe exactement. Mais pour cela, il faut que vous me racontiez l'histoire de votre ami."

Ils se regarèrent tous les trois et Jérémie, le seul qui semble encore un peu calme et reveillé pris son courage à deux main et se lança.

...

Posté par Papi Yon à 16:00 - 04 - IMPROVISATIONS - Commentaires [7] - Permalien [#]
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